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La pureté. (Josué Matthieu)

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 15:35

La pureté. (Josué Matthieu)

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Bien heureux les cœurs purs car ils verront Dieu 

Par Josué Matthieu 


Jésus nous engage à marcher avec Lui sur le chemin du vrai bonheur
et nous convie tous à la Joie. 

Ce n'est pas à une vie étroite, amoindrie, minable qu'Il nous appelle !
mais à un bonheur réel et à une intimité profonde avec lui. 

« Bienheureux les cœurs purs » ,  

C’est un invitation de Dieu pour chacun de nous ,
quelque soit notre âge et notre état de vie ;
cet appel à la pureté est un trésor que Dieu a déposé en chacun de nous
et nous sommes certain de l’y trouver quelque soit notre état personnel aujourd’hui
ou la déchéance de tel ou tel personne, rencontrée dans la rue. 


En effet,
l’homme est un être composé : esprit et corps,

et il existe une certaine tension et il se déroule une certaine lutte entre l’esprit et la chair ;
 

Depuis le péché originel, nous sommes sous l’attraction des désirs :
la richesse, la sensualité, la domination envers nos frères,
avec des variantes plus ou moins fortes sur chacun des ces points,
selon notre situation,(mariés, célibataires, consacrés) et notre âge …

C’est normal ! c’est dans la nature de l’homme ; 

Le coeur de l’homme
est le siège de la personnalité morale ; c’est le moi profond de notre personne.
C’est du cœur que viennent les intentions mauvaises, inconduites, adultères, pornographie etc …

Et c’est un combat pour la purification du cœur.

« Les cœurs purs » désignent ceux qui ont accordé leur intelligence et leur volonté
aux exigences de la sainteté de Dieu,
principalement dans la charité, la chasteté et l’amour de vérité. 

« Aux cœurs purs » est promis de voir Dieu face à face ;
Pour voir Dieu, la pureté du cœur est indispensable.
C’est un préalable ;
commençons maintenant à voir « comme Dieu ou selon Dieu » ;

Elle (cette pureté du cœur) nous permet de percevoir le corps humain,
le notre comme celui de notre prochain
comme le temple de l’esprit saint ; 


Voilà cet appel à la pureté voulue par Dieu ;
 

commençons de suite à le vivre , ça vaut le coup et
à cause de notre faiblesse, c’est un vrai combat. 

1° Dans la chasteté 

C’est un cœur et un corps sans partage pour un plus grand amour 

> pour un plus grand amour 

Pour aimer plus et mieux : c’est cela qui est 1° , le plus important , l’essentiel c’est aimer :

Notre Dieu, notre future fiancée, notre fiancée,
notre femme notre mari, notre frère ou sœur consacré,
notre curé pour le vicaire et réciproquement ; 

nous allons garder notre cœur paisiblement: en posant des actes simples et libres :
nos regards, des pensées mauvaises. Notre imagination …..;

Veillez à nos attitudes
pour éviter de vouloir être le centre des conversations ou du groupe ;
 


2° Dans la pudeur 

« mon corps, c’est mon corps » tout ce qui touche au corps atteint la personne.

La pudeur réserve l’intimité de la personne ;
elle désigne le refus de dévoiler ce qui doit rester caché ;
elle guide les regards et les gestes conformes à la dignité de la personnes ;
la pudeur porte aussi sur le choix du vêtement :
mesdames , évitez que vos jupes ne soient trop courtes pour aider les hommes à garder leur pureté !!! 

3° Dans la purification du climat social

Par des actions simples contre la pornographie, la permissivité des mœurs,
les affichages municipaux, les publicités des grandes marques :
soyez certain qu’une lettre ou un appel téléphonique émis par plusieurs
au siège social d’une société ont des conséquences positives
par des changements de spots publicitaireset des retraits d'affiches;
 

Vous pouvez me dire :
c’est vrai tout ce que vous dites, mais je suis tellement pauvre et faible,… je n’y arriverai jamais. 

Alors 3 points-clés 

1° saint Augustin

qui connaît bien ce sujet car il a beaucoup lutté :
Je croyais que la continence relevait de mes propres forces, (…)
forces que je ne me connaissais pas ;
Et j’étais assez sot pour savoir que personne ne peut être continent,
si Seigneur tu ne le lui donnes.
Et certes, tu l’aurais donné, si de mon gémissement intérieur,
j’avais frappé à tes oreilles et si d’une foi solide,
j’avais jeté en toi mon souci.
( Confession, 6, 11, 20 ) 

2° Se reconnaître pécheur 

Les moines du désert, sages et expérimentés,
donnaient jadis ce conseil
que nous pouvons retenir encore aujourd'hui :

” Celui qui s'efforce de combattre uniquement par l'abstinence
est semblable à un homme
qui prétendrait échapper à la mer
en nageant avec un seule main;
Donne l'humilité comme compagne à l'abstinence,
car celle-ci ne sert à rien sans la première.” 

3° La bonne volonté 

C’est faire un pas après l’autre, recommencer en cas d’échec, poser un acte concret :
faire un service caché –les toilettes à Paray ; ou nettoyer la nappe- par humilité ;
écarter une pensée de rancœur pour un frère et prier pour lui ,
se taire pendant une conversation pour ne pas la ramener trop souvent ;
éviter la lecture d’une revue avec des photos érotiques
ou changer de chaînes à la télévision ; 

Ne jamais baisser les bras et recommencer 

En s’appuyant sur la miséricorde

-soeur Faustine parle- 

Rentrant en moi-même,
je reconnus que j'aimais Dieu de toutes les forces de mon âme.
et,ne pouvant découvrir ce que je n'avais pas livré à Dieu,
je demandai :
“Jésus , dis le moi et je te le livrerai immédiatement,
de bon coeur.
Jésus me dit avec bienveillance :
“Ma fille, livre moi ta misère,
car c'est ta propriété exclusive.

Voilà donner sa pauvreté dans le sacrement de réconciliation,
en se reconnaissant « pécheurs de base » et repartir renouvelé ; 


En conclusion : 

Les fruits de cette pureté c’est la joie intérieure
et une paix profonde qui transparaît sur le visage,
comme pour les moines, ou les sœurs consacrées ou certaines mères de famille.. 

Et cette pureté rejaillira sur nos enfants ou et sur nos frères. 

  

Voilà une des béatitudes à laquelle Jésus nous appelle
et nous recevrons une joie profonde avant de voir Dieu. 

J.M 

Aimez les bonnes choses (Josué Matthieu)

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 15:28

Aimer ce qui est bon. [Josué Matthieu]

fleurs43.jpg Gloire a Dieu  !!! 

  

Aimé ce qui est bon !! 

Pasteur Josué Matthieu 

(Amos 5:15) Haïssez ce qui est mauvais et aimez ce qui est bon. 

  

Si nous laissons notre cœur nourrir des désirs méchants, nous finirons peut-être par aimer ce qui est mauvais et par haïr ce qui est bon. 

  

Et si nous succombons à ces désirs et pratiquons le péché, nous aurons beau déployer tout le zèle du monde, nous ne retrouverons pas pour autant l’approbation de Dieu. 

  

L’Eternel à rappelé aux contemporains d’Amos qu’il avait amené leurs ancêtres en Terre promise et qu’il les avait aidés à la débarrasser de tous leurs ennemis. 

  

(Amos 2:9-10) “ ‘ Mais quant à moi, j’avais anéanti l’Amorite à cause d’eux, lui dont la hauteur était comme la hauteur des cèdres, et qui était vigoureux comme les gros arbres ; et j’anéantissais son fruit en haut et ses racines en bas. 10 Et moi, je vous ai fait monter du pays d’Égypte, et je vous faisais marcher à travers le désert, quarante ans, afin de prendre possession du pays de l’Amorite. 

  

Pourquoi Dieu avait-il fait sortir les Israélites du pays d’Égypte et les avait-il fait entrer dans la Terre de la promesse ? 

  

Était-ce pour qu’ils vivent dans le luxe et l’oisiveté, et qu’ils rejettent leur Créateur ? Non. C’était pour qu’ils puissent l’adorer en tant que peuple libre et spirituellement pur. 

  

Mais les habitants du royaume des dix tribus n’ont pas haï ce qui est mauvais ni aimé ce qui est bon. Au contraire, ils rendaient gloire à des images taillées plutôt qu’à l’Eternel Dieu. Quelle honte ! 

Créé dans le but d’édifier les chrétiens.       J.M 

  

Au sujet de la Bible (14) Josué Matthieu

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 13:16

Au sujet de la Bible. Série A 14) Josué Matthieu

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La Bible aujourd'hui

La création de Sociétés Bibliques au début du XIXè siècle a donné un élan nouveau à la diffusion de la Bible dans le monde ; répandre la Parole de Dieu, en collaboration avec ses sociétés missionnaires, tel est le but des Sociétés Bibliques. Dans les pays où la Bible existait déjà, elles se sont efforcées de la faire connaître au plus grand nombre par le moyen des Eglises ou par le travail des colporteurs bibliques. Là où la Bible n'était pas connue, elles se sont attachées à la traduire, l'imprimer, la répandre.

En 1800, la Bible était traduite en 78 langues, dont 50 langues européennes. En 1975, la Bible est traduite, au moins en partie en plus de 1500 langues (environ 250 langues pour la Bible complète, 300 autres langues pour le Nouveau Testament).

En 1973, les Sociétés Bibliques ont diffusé dans le monde près de 6 millions de Bibles, dont 65.000 en France, près de 14 millions de Nouveaux Testaments et près de 45 millions de portions de l'Ecriture.

Grâce aux dons des chrétiens aux Sociétés Bibliques, celles-ci peuvent offrir la Bible ou le Nouveau Testament à un prix accessible aux bourses les plus modestes.

Mais pour avoir une vue de la diffusion totale de la Bible, qui se fait aussi en dehors des Sociétés Bibliques, en particulier depuis quelques dizaines d'années, par des maisons d'édition catholiques, il faut presque doubler les chiffres ci-dessus.

La Bible est sans aucun doute le livre le plus répandu dans le monde aujourd'hui.

La traduction de la Bible

Pour mettre la Bible à la portée de tous, il faut évidemment la traduire dans toutes les langues. Rares sont les hommes qui sont capables de la lire dans les langues originales (hébreu et grec). Nous avons vu (étude 10) que la Bible a très tôt été traduite en d'autres langues. Mais cet effort missionnaire de traduction et de diffusion s'est ralenti et même pratiquement arrêté quand la chrétienté a remplacé l'Eglise conquérante. L'empire romain étant devenu ” chrétien “, l'élan missionnaire est retombé au sein de l'empire. Comme, en outre le latin était la langue commune à toute l'Eglise de cet empire, il n'apparaissait pas nécessaire de traduire la Bible.

L'Ecriture Sainte était donc au Moyen-âge un livre réservé aux prêtres et surtout aux clercs instruits.

En revenant à la Parole de Dieu transmise dans l'Ecriture, la Réforme a éprouvé le besoin de traduire la Bible dans la langue du peuple de chaque pays, pour que tous puissent la lire et comprendre (voir étude 10, p. 6).

Le mouvement missionnaire a rendu nécessaire de nouvelles traductions en d'autres langues.

Pendant longtemps, la traduction de la Bible n'a guère intéressé l'Eglise catholique. Mais depuis quelques dizaines d'années, de nombreuses traductions catholiques ont vu le jour. Le catholicisme s'est résolu à encourager la lecture de la Bible par les simples fidèles, après l'avoir longtemps combattue. La nouvelle politique de l'Eglise Romaine est exprimée dans une déclaration du pape Jean XXIII : ” Nous ne pouvons qu'encourager tout effort tendant à attirer les mêmes vers la Bible, source vivante de la doctrine spirituelle “.

Les difficultés de la traduction

Faire passer d'une langue dans une autre pensée, sans la trahir en rien, n'est pas tâche facile, même quand on connait parfaitement les deux langues. Chaque langue a sa façon à elle de dire les choses. Sa structure grammaticale ne peut pas être reproduite exactement dans une autre langue ; ainsi par exemple, le grec utilise souvent de très longues phrases (voir dans Ephésiens 1:3-4 une seule phrase en grec); le traducteur est obligé de les couper en plusieurs phrases pour qu'elles soient compréhensibles en français. Certaines langues ont un vocabulaire plus riche que d'autres et souvent le sens de tel ou tel mot ne correspond pas exactement d'une langue à l'autre. Le mot hébreu ” hésed ” est généralement traduit en français par ” miséricorde ” ; cette traduction néglige un aspect essentiel de ” hésed ” celui d'amour fidèle, de loyauté. Le mot exprime à la fois l'amour et la fidélité de Dieu (Exode 34:7 ; Psaume 85:5 ; Esaïe 63 :7 ; Michée 7 :20, etc…). De même, le mot hébreu ” berith ” signifie à la fois ” testament ” et ” alliance ” (voir étude 2) ; c'est une alliance, mais une alliance qui est donnée comme une grâce, et non une alliance entre égaux.

Une autre difficulté de la traduction vient de ce que le cadre social, économique, culturel des hommes de la Bible est très différent du nôtre ; quand notre Bible parle d'un ” péager ” ou d'un ” publicain “, il faut qu'on nous explique ce qu'était un tel homme à cette époque. Mais si on traduit ” percepteur d'impôts “, il reste un malentendu ; les percepteurs d'aujourd'hui ont peu de choses en commun avec les péagers d'autrefois.

Dans chaque langue, il y a des mots qui ont un double sens. En grec, par exemple, ” pneuma ” signifie aussi bien le ” vent ” que ” l'esprit “. Cela permet un jeu de mots qu'on ne peut rendre en français dans Jean 3:8. Toujours dans Jean 3, le mot grec ” anothen ” (v.3) peut vouloir dire ” de nouveau ” ou ” d'en haut “. Ce terme est sûrement employé à dessein pour signifier qu'il n'y a de nouvelle naissance que d'en haut, c'est-à-dire de Dieu. Mais comment rendre ce double sens en français ?

Un dernier exemple. le mot ” psyché ” veut dire aussi bien la vie que l'âme. Il n'est pas toujours facile de savoir dans quel sens il est employé. Dans Marc 8:35-37, la traduction Segond fait appel aux deux mots français là où il n'y en a qu'en en grec. ” Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera. Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde s'il perd son âme ? que donnerait un homme en échange de son âme ? “. La plupart des nouvelles traductions gardent le mot vie tout au long de ces versets.

Les hommes qui traduisent la Bible en français sont capables de s'exprimer parfaitement dans notre langue. Pourtant ils rencontrent des difficultés. Mais quand un missionnaire traduit la Bible dans une langue qu'il a dû lui même apprendre et qu'il ne possède qu'imparfaitement les difficultés sont multipliées. Comment traduire ” le bon berger ” chez les esquimaux qui n'ont jamais vu de mou tons ? Pour traduire le verset ” Que votre cœur ne se trouble pas ” (Jean 4 :l ), il a fallu dire ” que votre foie ne frissonne pas ” chez les Udaks d'Ethiopie, et ” que votre esprit ne vous tue pas ” chez les indiens Navajos. Mais le traducteur n'est pas à l'abri de l'erreur - de façon parfois amusante. Ainsi dans une langue du Libéria, la traduction de ” ne vous induis pas en tentation “, signifiait en réalité : ” ne nous surprend pas quand nous pêchons “…

Les traducteurs de la Bible ont besoin du soutien de la prière de tous les chrétiens pour leur tâche difficile et importante.

Pourquoi de nouvelles traductions ?

On comprend aisément qu'il soit nécessaire de traduire la Bible dans une langue où elle n'existe pas. Mais s'il y a déjà de bonnes traductions de la Bible en français, par exemple, pourquoi en faire de nouvelles ? On se pose parfois la question. On peut y donner une triple réponse :

1 - Des progrès ont été faits dans la connaissances des textes originaux, grâce à la découverte et l'étude des manuscrits anciens. Il ne fait pas de doute que le texte du Nouveau Testament grec qui sert de base aux traductions modernes est plus proche de l'original que celui d'Erasme au XVIème siècle, sur lequel se sont fondées les traductions de l'époque (voir étude 10).

2 - La langue française évolue. Un texte aux XVIè ou XVIIIè siècles présente des difficultés pour les hommes de notre époque. Le sens de certains mots a changé. Des tournures grammaticales n'ont plus cours. Cela est vrai même d'une traduction comme celle de Segond, qui date de la fin du XIXè siècle. Dans Galates 4 :5, nous lisons : “… afin que nous reçussions l'adoption “. C'est toujours grammaticalement correct, mais ce n'est plus usité. Dans Hébreux 12 :1, Segond traduit : ” courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte “. Que signifie ce mot pour un jeune français aujourd'hui ? Au verset 2 du même chapitre, Jésus est appelé ” le chef et le consommateur de la foi “. Le mot consommateur est-il compris dans le bon sens? Comparez avec la version en français courant, ” Bonnes Nouvelles aujourd'hui ” ; on y lit : “…Jésus, dont notre foi dépend du commencement à la fin “. Le sens est clair.

3 - Des traductions différentes répondes à des besoins différents. Une même traduction ne conviendra pas forcément au chrétien qui connaît sa Bible et veut l'étudier plus à fond et à l'homme de la rue qui l'ignore complètement. Telle traduction conviendra mieux à la lecture publique, telle autre à la lecture privée. La plupart du temps, quand une nouvelle traduction de la Bible parait, c'est qu'elle correspond à un besoin. Si ce n'est pas le cas, elle ne sera guère utilisée et on l'oubliera vite.

Mais les chrétiens sont généralement attachés à la version qu'ils connaissent, par le moyen de laquelle Dieu leur a parlé. Aussi reçoivent-ils souvent avec méfiance les nouvelles traductions. Quand Jérôme a traduit la Bible en latin, d'après les originaux hébreu et grec, sa version a été mal accueillie. Elle est pourtant devenue la version officielle de l'Eglise romaine. Lors de la parution de la Bible de Tyndale en 1525 en Angleterre, un évêque a écrit : ” cette version est tellement mauvaise qu'on ne peut espérer la réparer. Mieux vaut tisser une nouvelle pièce de tissus que de repriser un filet de pêche pour boucher les trous “. Or cette Bible de Tyndale, une fois révisée, est devenue la ” Version autorisée “, encore en usage dans les pays de langue anglaise.

Il est vrai que cette version autorisée (ou Bible du roi Jacques) a vu ses traducteurs accusés de blasphèmes, de tromperie, de corruption digne de l'enfer… Un théologien est allé jusqu'à déclarer : ” j'aimerais mieux être écartelé par des chevaux sauvages que de permettre la lecture d'une telle Bible dans les pauvres Eglises “. Cela n'a pas empêché cette Bible anglaise d'être en bénédiction à des millions de personnes depuis le début du XVIIè siècle.

Les hommes sont souvent attachés à la lettre plus qu'à l'esprit.

Certes, aucune traduction n'est parfaite, aucun traducteur n'est infaillible. Mais Dieu peut se servir de chacun d'eux pour communiquer sa Parole. Lorsqu'à l'usage, on s'aperçoit qu'une traduction permet à beaucoup d'entendre la Parole de Dieu, on peut croire que le Saint-Esprit a conduit les traducteurs.

Les traducteurs de la Bible en français

Il existe de nombreuses traductions de la Bible en français. Il n'est pas possible de les passer toutes en revues. Mais un coup d'œil sur les plus courantes peut rendre service.

Distinguons tout d'abord les différents genres de traductions.

Il y a d'abord les versions littérales, qui par souci de fidélité à l'original essaient de le suivre mot à mot. La version Darby en est un exemple. Une telle traduction peut servir à l'étude. Mais sa lecture sera souvent pénible, avec des tournures inhabituelles et des mots qui ne sont pas d'usage courant. Ce qui est plus grave, c'est que la fidélité au mot à mot d'un texte ne signifie pas forcément fidélité au sens du texte. Jérôme le disait déjà au IVè siècle : “Une traduction mot à mot cache le sens qu'elle prétend ~faire passer d'une langue à une autre “.

Certains traducteurs s'efforcent de rendre toujours le même mot hébreu ou grec par le même mot dans leur langue. Mais c'est pratiquement impossible. Nous avons vu qu'un même mot grec peut correspondre à plusieurs mots français (pneuma = vent ou esprit : psyché = âme ou vie).

A l'opposé, il y a les traductions libres, cherchant à rendre les idées générales, allant jusqu'à la paraphrase. On recherche surtout un texte français clair et élégant comme l'aurait écrit un auteur français. Le risque, c'est qu'en s'éloignant de l'original, le traducteur donne libre cours à son interprétation personnelle.

La majorité des traductions d'usage courant se situent entre ces deux extrêmes. La version Segond (ou la nouvelle Bible Osty) penchant plutôt vers le littéralisme ; la version Synodale ou la Traduction oecuménique de la Bible étant plutôt littéraire.

On peut aussi distinguer entre les versions en langage courant qui se veulent accessibles au grand public et les versions plus savantes ou plus traditionnelles. Deux versions en langage courant existent en français pour le Nouveau Testament. La traduction de P. de Beaumont utilise un vocabulaire volontairement limité à quelques centaines de mots courants et une grammaire simplifiée. L'objectif est de rendre le texte biblique accessible à ceux qui connaissent mal la lecture de ce français (en particulier les Africains francophones). Mais la lecture de ce ” français basique ” est monotone et vite fatigante. ” Bonnes Nouvelles aujourd'hui “, le Nouveau Testament en français courant (dans le langage du journal) s'adresse en priorité aux ” Français moyens “, peu familiers avec la Bible. C'est une version qui se veut parfaitement compréhensible pour nos contemporains, tout en rendant les mots et les expressions de l'original par le plus proche équivalent français. (Il en est de même de l'Ancien Testament en Français courant). De telles versions en langage courant qui existent aussi en anglais, en allemand, en espagnol ont remporté un vif succès pour l'évangélisation et la lecture personnelle.

Signalons aussi le fait que certains versions sont l'œuvre d'un seul homme (Segond, Osty, Crampon), alors que d'autres sont le résultat d'un travail en équipe (Synodale, Jérusalem, Traduction Oecuménique). Dans ce dernier cas, les traducteurs disposent de ressources de science et d'imagination plus grandes, mais le résultat peut être de qualité inégale (surtout si chaque livre a été traduit par un homme différent).

Quelle traduction choisir ?

On ne peut pas dire qu'une version française de la Bible s'impose sans conteste par rapport aux autres. Aucune n'est parfaite, aucune de celles qu'on trouve couramment n'est mauvaise.

Chacun devra faire son choix en fonction de l'usage qu'il compte en faire (lecture personnelle, lecture publique, première initiation, étude approfondie, etc…).

Quelques conseils aideront à situer les principales versions que l'on trouve en France.

La Version Segond est une bonne traduction bien qu'un peu ancienne (voir p. 3). Elle a l'avantage d'être largement diffusée dans les Eglises évangéliques. Elle est lue publiquement dans la plupart des cultes, constamment citée, étudiée dans de nombreux groupes d'étude biblique. Son âge est plus gênant pour l'évangélisation ; on y trouve des expressions qui n'ont plus cours, des phrases trop longues pour la lecture publique, un style plus écrit que parlé.

La Version Synodale qui date du début de ce siècle est moins répandue. Elle est écrite dans un français plus courant, plus agréable. Mais elle a aussi vieilli.

Parmi les Bibles catholiques, la Version Crampon est aussi une traduction assez ancienne (début du siècle). Elle est assez littérale, mais peu élégante.

La Bible des Moines de Maredsous, plus récente, a davantage le souci d'un langage contemporain, quoique littéraire.

La Bible de Jérusalem (qui vient d'être révisée) est souvent très belle, mais parfois difficile.

La Version Osty suit de près les textes originaux, tout en étant lisible en français. Son style reste classique. Comme Segond, on peut estimer qu'elle convient mieux à l'étude personnelle qu'à l'évangélisation.

Deux traductions de l'Ancien Testament méritent d'être signalées :

La Bible du Rabbinat français, de tendance littérale, qui cherche à rendre la saveur de l'hébreu.

La Bible de la Pleïade (traduite principalement par E. Dhorme), qui est une belle réussite, à la fois fidèle et élégante, malheureusement très chère.

La Version Segond révisée dite ” Bible à la Colombe ” : mise à jour de Segond, s'efforçant de rester proche d'un texte familier à beaucoup de chrétiens. Le style en reste classique (malgré la suppression des imparfaits du subjonctif).

La traduction oecuménique de la Bible est une version plus littéraire. Certains livres sont traduits de façon plus heureuse que d'autres. Elle est généralement fidèle et lisible mais dans un style plus écrit que parlé.

La Bible en français courant : très lisible, s'écartant souvent des formules traditionnalistes, est un bon instrument d'évangélisation. Ses phrases courtes, bien rythmées conviennent à la lecture publique. (Comparer Ephésiens 1 :3-14 dans cette version et dans la version Segond).

Une tentative de traduction moderne des épîtres, s'apparentant à la paraphrase, est celle d'Alfred Kuen (Parole vivante - le Nouveau Testament) où deux traductions possibles sont juxtaposées là où on peut hésiter entre elles).

De nombreuses Bibles, surtout catholiques, comportent des notes, parfois abondantes. Alors qu'autrefois, elles servaient souvent à justifier la doctrine catholique, aujourd'hui, elles visent surtout à la bonne compréhension du texte, expliquant les difficultés, donnant des informations historiques, géographiques, etc… Bien que parfois encore contestables, ces notes peuvent rendre de 'réels services. Mais il faut bien se souvenir qu'elles ne peuvent en aucun cas prétendre à une autorité comparable à celle de la Bible elle-même.

Il est bon de choisir une édition de la Bible comportant des parallèles ou au moins des références, pour pouvoir retrouver, à partir d'un texte, des passages traitant du même sujet.

C'est pour l'étude approfondie d'un texte qu'il est bon de faire appel à plusieurs traductions, en les comparant. Tel aspect du message sera mieux exprimé dans l'une, tel autre dans une autre, etc… S'il est sage de s'en tenir à la Bible à laquelle on est habitué pour sa lecture personnelle, il est souhaitable de savoir s'en libérer à l'occasion, pour ne pas être esclave de ses habitudes ou des traditions de son Eglise. Si nous sommes déroutés dès que nous entendons les paroles bibliques sous une forme autre que celle à laquelle nous sommes habitués, n'est-ce pas parce que nous sommes plus attachés à la lettre qu'à l'esprit ?

 

Au sujet de la Bible (13) Josué Matthieu

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 13:04

La transmission de la Bible (Josué Matthieu)

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La transmission de la Bible

Dix-neuf siècles se sont écoulés depuis que les apôtres ont écrit les livres du Nouveau Testament. Dieu a permis que ces livres viennent jusqu'à nous à travers une histoire souvent mouvementée. L'histoire de la transmission de la Bible, des origines à nos jours, est un étonnant témoignage à la fidélité de Dieu dans l'accomplissement de son dessein.
Il serait merveilleux d'avoir les textes originaux des livres de la Bible, de pouvoir se référer à l'original de l'Evangile de Marc ou de la lettre de Paul aux Romains. Malheureusement, cela ne nous est pas donné. Nous ne possédons que des copies des documents originaux.
Avant l'invention de l'imprimerie au XVIème siècle, tous les livres, donc aussi l'Ancien et le Nouveau Testament devaient être copiés à la main. On peut imaginer le travail que cela représentait, le temps qu'il fallait pour le mener à bien. En Israël, comme chez les autres peuples, cette tâche était le plus souvent confiée à des hommes dont c'était le métier. les scribes (les scribes en Israël avaient aussi d'autres fonctions, en particulier celle d'interprètes du message divin).
Nous avons vu, dans la deuxième étude, que les textes bibliques ont principalement été écrits sur du papyrus ou du parchemin (parfois aussi du cuir de moindre qualité que le parchemin), en forme de rouleaux. Ce n'est qu'à partir du IIème siècle de notre ère qu'on a commencé à relier ensemble les feuilles de parchemin ou de papyrus pour en faire des livres comme les nôtres. Un tel livre était appelé ” codex “.
Les scribes étaient des hommes exercés à ce travail. En Israël, le respect pour le texte sacré les obligeait à redoubler d'attention lorsqu'ils copiaient l'Ecriture Sainte. Ainsi. par exemple, après avoir copié un texte, ils devaient compter le nombre de lettres pour s'assurer qu'il était le même que dan~ l'original -faute de quoi, la copie devait être détruite ! De tels scrupules sont une garantie de fidélité à l'original. Mais cela n'avait pas que des avantages : puisque la copie était réputée parfaite, il n'était pas jugé nécessaire de garder l'original, surtout s'il était détérioré.
L'Eglise des premiers siècles n'avait pas une classe de scribes professionnels. Les Evangiles et les lettres des apôtres étaient recopiées par des chrétiens lettrés avec soin certes, mais pas de la même façon scrupuleuse que les scribes d'Israël. Heureusement, nous le verrons, les manuscrits (textes écrits à la main) du Nouveau Testament sont plus proches de l'original dans le temps que ceux de l'Ancien Testament en notre possession.
Malgré toute l'attention apportée par les copistes à leur tâche, il leur arrivait de faire des erreurs. Les manuscrits de la Bible que nous avons, ont été copiés plusieurs siècles après la rédaction de l'original, dans la plupart des cas. Ce sont donc des copies de copies. Pendant un laps de temps aussi long, des erreurs de détail ont pu non seulement être faites, mais ensuite recopiées.
Si nous ne connaissions qu'un manuscrit de la Bible, il serait impossible de savoir où des erreurs se sont produites. Heureusement, nous avons un grand nombre de manuscrits anciens. En les comparant les uns avec les autres, et en les comparant avec des traductions faites à une époque ancienne, il est possible de détecter des erreurs et de se rapprocher du texte original. C'est le rôle de la ” critique textuelle “, à laquelle s'attachent de nombreux savants.

Les manuscrits de l'Ancien Testament

La découverte des manuscrits de la Mer Morte en 1948 et les années suivantes nous a donné des manuscrits de certains livres de l'Ancien Testament plus anciens de neuf ou dix siècles que les plus anciens manuscrits connus jusque là. Le fait est d'importance : plus un manuscrit est ancien, plus il est proche de l'original. Malheureusement, à l'exception d'un rouleau d'Esaïe, les manuscrits trouvés près de la Mer Morte ne contiennent que des fragments des livres de l'Ancien Testament. Ces fragments ne manquent pas d'intérêt, car ils permettent des comparaisons avec les manuscrits plus récents que nous connaissons.

Cette comparaison a révélé que dix siècles de copies, faites à la main, n'ont entraîné que peu de modifications, et de peu d'importance dans le texte hébreu de l'Ancien Testament, à partir duquel se sont faites nos traductions de la Bible :

Les plus anciens manuscrits hébraïques de l'Ancien Testament que nous possédions jusque là datent du IXè siècle après Jésus-Christ. Cela peut surprendre. Mais il faut se souvenir des événements tragiques de l'histoire du peuple juif. Au IIème siècle avant Jésus-Christ, le roi syrien Antiochus Epiphane a détruit la plupart des manuscrits de l'Ancien Testament, dans le but de supprimer le judaïsme. La révolte juive contre les Romains, qui s'est terminée en défaite en 70 après Jésus-Christ, a aussi entraîné la perte de nombreuses copies de l'Ecriture. Seuls ceux que les moines de Qumran avaient cachés ont été retrouvés : ce sont les manuscrits de la Mer Morte.

Il faut se rappeler que les Juifs ne gardaient pas les textes sacrés dès qu'ils commençaient à s'abîmer. Mais pour que le nom du Seigneur ne soient pas profané, ces textes étaient cachés dans les dépôts sacrés, appelés Guéniza. C'est ainsi qu'en 1890, on a retrouvé des milliers de fragments de manuscrits bibliques, lors de la reconstruction de la synagogue du Caire. Ces fragments datent du VIIè ou VIIIè siècles de notre ère.

Parmi les manuscrits les plus complets, il faut citer un manuscrit du Pentateuque du IXè ou Xè siècles au British Museum à Londres, une copie des Prophètes (IXè siècle) au Caire et un Manuscrit de tout l'Ancien Testament du Xè ou XIè siècles qui se trouve à Léningrad. Le plus ancien manuscrit de tout l'Ancien Testament (Xè siècle) a malheureusement brûlé à Alep (Syrie) en 1950.

Le texte des manuscrits hébraïques est appelé ” massorétique “. Il a été fixé et copié par des rabbins juifs, les Massorètes, à partir du VIIè siècle. Ce sont ces savants qui ont ajouté les voyelles à l'écriture hébraïque (voir 2ème étude, p. 5). Grâce au soin avec lequel ils ont veillé à la préservation du texte biblique, nous pouvons faire confiance au texte massorétique de la Bible.

Un autre texte hébraïque du Pentateuque est celui des Samaritains (voir étude 6). Les Samaritains reconnaissent l'autorité du Pentateuque quand ils se sont séparés des Juifs au Vè siècle avant Jésus-Christ. C'est donc indépendamment des Juifs qu'ils ont recopié le Pentateuque. Les copies samaritaines du Pentateuque (dont l'une pourrait dater du 1er siècle) diffèrent du texte massorétique par un grand nombre de variantes, mais qui ne portent en général que sur des détails sans importance.

Les versions de l'Ancien Testament

Le texte hébreu de l'Ancien Testament a été traduit en d'autres langues dès le IIIème siècle avant Jésus-Christ (version grecque des Septante). D'autres traductions en grec, en latin, en araméen, en syriaque, en copte ont été faites avant Jésus-Christ ou dans les premiers temps de l'ère chrétienne. Nous possédons un grand nombre de manuscrits complets ou fragmentaires de ces différentes versions. Les plus anciens sont deux fragments de papyrus grecs contenant quelques versets du Deutéronome. Le Codex Vaticanus (manuscrit de toute la Bible du IVè siècle de notre ère) et le Codex Sinaïticus (même époque) sont les plus anciens manuscrits de tout l'Ancien Testament des Septante (comportant cependant des lacunes).

L'intérêt de ces versions, c'est qu'elles nous permettent de retrouver à quelques détails près le texte hébreu dont se sont servir les traducteurs. Elles constituent donc un autre moyen de remonter vers le texte original.

C'est particulièrement vrai de la version des Septante non seulement parce qu'elle est très ancienne, mais aussi à cause de l'autorité qu'elle a acquise dans le Judaïsme hellénistique. La plupart des citations de l'Ancien Testament dans le Nouveau sont d'après les Septante.

D'autres citations de l'Ancien Testament suivent des traductions araméennes, les Targums (traductions accompagnées de commentaires).

Le souci de retrouver le texte original de la Bible n'est pas nouveau. L'immense travail du théologien grec Origène au IIIème siècle en est témoin. Dans ses ” Hexaples “, il a disposé en six colonnes parallèles :
1 /le texte hébreu de l'Ancien Testament
2/le texte hébreu en caractères grecs,
3/la version d'Aquila (traduction littérale du IIème siècle de notre ère),
4/la version de Symmachus (autre traduction en grec de l'an 200 environ),
5/la version des Septante,
6/la version de Théodotion (début du IIIème siècle).

Il était ainsi possible de comparer quatre versions grecques avec l'original hébreu.

Parmi les autres traductions de l'Ancien Testament, la plus connue est celle qui a été faite par Jérôme en latin (début du Vè siècle). c'est la Vulgate, qui remplaçait d'anciennes versions latines et qui est devenue la version officielle du catholicisme.

Les Manuscrits du Nouveau Testament

Nous sommes beaucoup plus riches en manuscrits anciens pour le Nouveau que pour l'Ancien Testament. Les plus anciens manuscrits connus sont sur papyrus. Malheureusement, il n'en reste que des fragments, dont certains remontent au IIè siècle. L'un d'eux contenant quelques versets de l'Evangile de Jean, a été découvert en Egypte. D'autres papyri (pluriel de papyrus) des IIè et IIIè siècles, en forme de codex (c'est-à-dire de livres), contiennent une grande partie du Nouveau Testament, soit les Evangiles et les Actes, soit les Epîtres de Paul. Il ne faut pas oublier que si les livres du Nouveau Testament ont été écrits dès le Ier siècle, le Nouveau Testament complet ne s'est formé que progressivement (voir 9è étude). A une époque où les chrétiens étaient persécutés, les livres du Nouveau Testament circulaient davantage sous forme de brochures, de recueils de quelques livres, hâtivement recopiés sur papyrus, que sous forme de beaux livres soigneusement copiés. De nombreux papyri du Nouveau Testament ont été détruits par la persécution.

A partir de la conversion de l'empereur Constantin (début du IVè siècle), qui a marqué la fin des persécutions, les chrétiens ont pu copier et répandre le Nouveau Testament ouvertement. C'est l'époque des grands manuscrits sur parchemin, quelquefois appelés ” onciaux ” parce qu'écrits en majuscules (onciales).

Le plus ancien est sans doute le Codex Vaticanus qui se trouve à la bibliothèque du Vatican. Il remonte au début du IVè siècle.

Le Codex Sinaïticus est de la même époque. Il a été trouvé par hasard dans une corbeille à papiers du monastère du Mont Sinaï en 1859. Après avoir été donné par les moines du Sinaï au Tsar de Russie, il a été acheté par le gouvernement britannique et se trouve au British Museum.

Du Vè siècle, on connaît le Codex Alexandrinus et le Codex Ephraemi. Ce dernier, qui se trouve à Paris, est un ” palimpseste “, c'est-à-dire, un livre dont l'original (le Nouveau Testament) a été effacé pour qu'on le remplace par un autre texte (ici les sermons de St Ephrem, au XIIè siècle). Des procédés chimiques permettent de faire ressortir le texte original.

Un manuscrit du VIè siècle, le Codex Bezae (il a été donné à Théodore de Bèze au XVIè siècle) est jugé important (bien que ne comprenant que les Evangiles et les Actes). Il est écrit en parallèle avec une ancienne traduction latine. Il représente une tradition textuelle différente des autres grands manuscrits. Alors que les autres sont d'origine orientale (Egypte, Syrie, ou Grèce), celui-ci est occidental (latin). Il y a d'assez nombreuses différences mineures entre le texte occidental et les manuscrits orientaux.

Il existe encore d'autres ” onciaux ” plus tardifs. Après le IXè siècle, on a abandonné l'écriture onciale pour écrire en cursive, minuscules. Mais les manuscrits de cette époque sont d'un moindre intérêt.

Nous avons donc des manuscrits de tout le Nouveau Testaments remontant au IVè siècle - un peu plus de deux siècles après la rédaction des livres. Cela peut nous sembler beaucoup. En fait, c'est peu ; surtout que des papyri encore plus anciens (dès le IIè siècle) permettent de faire des comparaisons pour un grand nombre de passages.

Si on compare avec les manuscrits des grands auteurs classiques grecs et latins, on est surpris de voir l'ancienneté des manuscrits du Nouveau Testament. Les manuscrits les plus anciens d'Hérodote et de Platon sont du Xè siècle ; celui d'Eschyle, du XIè siècle. Virgile a un seul manuscrit du Vè siècle (alors qu'il a vécu au Ier siècle avant Jésus-Christ).

Les versions du Nouveau Testament

Le christianisme s'est rapidement répandu dans tout l'empire romain. Très tôt, le besoin de traductions du Nouveau Testament pour les chrétiens d'Egypte, de Syrie ou d'Italie ou de Gaule, s'est fait sentir. On ne sait pas exactement quand ces traductions en Copte (Egypte), en Syriaque et en Latin ont été faites. Mais on possède des manuscrits du Nouveau Testament copte du IVè siècle et des manuscrits de la version syriaque du Vè siècle. Il existe des manuscrits latins des IV et Vè siècles. Mais nous avons aussi des citations du Nouveau Testament chez des auteurs chrétiens de langue latine dès le IIè siècle. De telles citations nous aident à connaître le texte de cette époque pour tel ou tel passage. Bien entendu, on trouve aussi de telles citations chez les auteurs chrétiens de langue grecque.

Le texte du Nouveau Testament

A l'aide de ces différents manuscrits et des versions anciennes, les savants s'efforcent d'établir un texte du Nouveau Testament aussi proche que possible à l'original. En comparant différents manuscrits, on peut arriver à éliminer la plupart des erreurs de copies qui ont pu se produire.

Les premières éditions modernes du Nouveau Testament grec datent du début du XVIè siècle. En 1514, un cardinal espagnol Jimenez a publié une Bible polyglotte (en plusieurs langues) comprenant le Nouveau Testament en grec. Deux ans plus tard, Erasme publiait une autre édition du Nouveau Testament grec en Suisse, d'après les manuscrits qu'il connaissait (mais qui ne dataient malheureusement que du XIIè siècle). C'est d'après le texte d'Erasme que le Nouveau Testament a été traduit dans la plupart des langues de l'Europe moderne pendant plusieurs siècles (on l'appelle le Textus Receptus).

A partir du XIXè siècle, une meilleure connaissance des manuscrits anciens a permis de réviser le texte d'Erasme et d'établir un texte du Nouveau Testament sur lequel on peut fonder une traduction sûre. On peut hésiter encore pour certains versets, mais on est arrivé à une certitude très grande pour la quasi-totalité du Nouveau Testament.

Les variantes du texte biblique

Lorsque deux copies du texte de la Bible comportent des différences, on est obligé de se demander laquelle correspond à l'original. Très souvent, l'accord de la grande majorité des manuscrits sur une version du texte permet d'éliminer toute hésitation. Ici et là cependant, il reste des variantes entre lesquelles il faut choisir. C'est ce qui explique que certaines éditions du Nouveau Testament comportent des notes en bas de page disant. ” D'autres études (ou d'autres témoins) lisent… ” ou simplement. ” Variante :… “.

La plupart de ces variantes portent sur des points de détails. Il s'agit parfois de noms propres inconnus des copistes ; par exemple : Marc 5:1. Les meilleurs manuscrits ont. ” le pays des Géraséniens ” ; mais d'autres lisent. ” des Gadaréniens ” ou des ” Gergéséniens “.

Ailleurs, c'est peut-être une seule lettre qui change d'un manuscrit 'a l'autre, mais cela peut suffire à modifier un mot ou changer le temps d'un verbe. Exemple : Romains 5 :1, on peut lire ” nous avons la paix avec Dieu ” ou ” ayons la paix avec Dieu “.

Dans certains cas, un ou plusieurs mots qui se trouvent dans plusieurs manuscrits n'apparaissent pas dans d'autres. Ainsi, dans Ephésiens 1 :1, les ” à Ephèse ” manquent dans certains manuscrits.

Ce peut-être une phrase entière ou même un passage entier qui ne se trouve que dans une partie des manuscrits. Exemples. Luc 9:55-56, les mots venant après “et les réprimanda “, de ” disant : Vous ne savez de quel esprit… ” jusqu'à “…mais pour les sauver “, ne se trouvent pas dans la plupart des manuscrits anciens. La fin de l'Evangile de Marc (16:9 à 20) manque dans les deux plus anciens manuscrits (Vaticanus et Sinaïticus) et chez certains auteurs anciens, mais se trouve dans d'autres manuscrits de valeur et chez d'autres auteurs qui citent ce passage. Quelques manuscrits (surtout des traductions) ont encore une autre fin plus courte à l'Evangile de Marc.

De telles variantes peuvent étonner et même inquiéter certains chrétiens. Mais elles existent. Il vaut mieux le savoir. Il a plu à Dieu de se servir des hommes pour transmettre sa Parole. Il ne l'a pas fait tomber du ciel toute rédigée. Mais c'est précisément au milieu des vicissitudes de l'histoire (persécutions, guerres, divisions de l'Eglise) que se manifeste la fidélité de Dieu. Nous pouvons nous émerveiller et rendre grâces à Dieu de ce que le texte de la Bible soit venu jusqu'à nous sous une forme aussi complète et sure.

Les passages qui comportent plusieurs variantes entre lesquelles on peut hésiter (sans parler des différences d'orthographe ou de détails grammaticaux) ne mettent en question aucun enseignement fondamental de l'Evangile. Mais il est évident qu'il ne serait pas prudent d'appuyer une conviction doctrinale ou morale sur un passage qui n'est pas suffisamment attesté par les manuscrits.

La Bible au long des siècles

Pendant le Moyen-Age, la Bible a continué à être recopiée à la main principalement dans les monastères (le plus souvent dans la version de Jérôme, la Vulgate). On en faisait des copies très belles, mais très coûteuse. Elle était hors de portée de la majorité des fidèles, à cause de son prix, parce qu'elle n'existait généralement en latin (rarement en grec), parce que l'Eglise de l'époque ne souhaitait pas la mettre entre toutes les mains, enfin parce qu'une grande partie du peuple ne savait pas lire.

La Renaissance a amené un regain d'intérêt pour les langues anciennes (grec et hébreu). L'invention de l'imprimerie a grandement facilité la diffusion des livres. La Réforme a remis la Bible au centre de la foi et de la vie des chrétiens et des Eglises. Si le premier livre imprimé par Gutemberg a été une Bible latine, des traductions de la Bible dans la langue du peuple n'ont pas tardé à apparaître : Nouveau Testament de Lefèvre d'Etaples et Bible d'Olivetan en français, traduction de Luther en allemand, traduction de Wycliffe, puis de Tyndale et enfin version du roi Jacques (autorisée) en anglais. La diffusion de la Bible a ensuite connu des hauts et des bas, souffrant en période de léthargie et de tiédeur des Eglises, progressant en période de réveil. La création des sociétés bibliques, accompagnant les réveils surtout au XIXè siècle et le grand mouvement missionnaire moderne, a beaucoup fait pour répandre la Bible dans le monde entier et la mettre à la portée du plus grand nombre.

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 10:08

L’Ancienne Croix et la Nouvelle. (Josué Matthieu)

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L'Ancienne Croix et la Nouvelle

Par Josué Matthieu 

Imperceptiblement et sans fanfare, une nouvelle croix est apparue dans les milieux évangéliques. Elle ressemble à l'ancienne croix, mais elle est différente : sa ressemblance est superficielle, ses différences fondamentales. Une nouvelle philosophie de la vie chrétienne est née de cette nouvelle croix, qui a elle-même produit une nouvelle évangélisation : un autre genre de réunion et un autre genre de prédication. Ce nouvel évangélisme emploie le même langage que l'ancien, mais son contenu et ses objectifs ne sont pas les mêmes. 

L'ancienne croix n'avait rien à faire avec le monde. Pour la nature orgueilleuse et déchue d'Adam, c'était la fin du voyage. Elle exécutait la sentence imposée par la loi du Sinaï.
La nouvelle croix, elle, n'est pas opposée à la race humaine ; au contraire, elle est sa bonne amie et elle est, si on le comprend bien, une source intarissable de gaieté et d'amusement innocent. Elle permet à Adam de vivre sans être dérangé car sa raison de vivre reste inchangée ; il continue à vivre pour son propre plaisir avec une seule différence : désormais il trouve son plaisir à chanter des cantiques et à regarder des films religieux au lieu de chanter des chansons paillardes et de fréquenter les bars. L'accent est toujours placé sur le plaisir personnel, même si ce plaisir est sur un plus haut niveau intellectuel ou de moralité. 

Cette nouvelle croix encourage une approche de l'Evangile entièrement nouvelle. L'évangéliste n'exige pas un renoncement à la vie passée avant de recevoir la nouvelle vie. Il ne prêche pas les contrastes mais les similitudes. Il cherche l'intérêt du plus grand public en montrant que le Christianisme ne demande rien de désagréable, mais qu'il offre, au contraire, la même chose que le monde, seulement sur un niveau plus élevé. Peu importe ce que ce monde délirant de péché réclame, c'est exactement ce que le Christianisme lui offre, sauf que son produit est censé être meilleur. Cette nouvelle croix ne tue pas le pécheur, elle le rééduque. Elle le dirige vers une voie plus propre et plus joyeuse et lui conserve sa propre estime. A celui qui est égocentrique elle dit, “Viens et vante-toi dans le Seigneur !” A celui qui se met toujours en avant, elle dit, “Affirme-toi pour Christ !” A celui qui recherche les émotions fortes, elle dit, “Cherche des émotions parmi les chrétiens !” Le message suit toujours ce qui est en vogue et l'adapte pour que le plus grand nombre soit attiré. 

Cette façon de voir peut être sincère, mais sa sincérité ne l'empêche pas d'être fausse. C'est faux parce c'est aveugle. Cela passe entièrement à côté du vrai sens de la croix. 

L'ancienne croix est un symbole de mort. Elle représente la fin abrupte et violente de l'être humain. L'homme qui prend sa croix et avance sur le chemin du supplice, a déjà dit « adieu » à ses amis. Il sait qu'il ne va pas revenir. Ce sera bientôt la fin. La croix n'offre aucun compromis, elle ne modifie rien, n'épargne rien ; elle en finit avec l'homme tout entier. Elle n'essaye pas de garder de bonnes relations avec sa victime. Elle frappe dur, et quand son oeuvre est terminée, l'homme n'existe plus. 

La race d'Adam est sous la sentence de mort. Il n'y a pas moyen d'y échapper. Dieu ne peut approuver les fruits du péché, même s'ils paraissent innocents et beaux aux yeux des hommes. Le salut de Dieu consiste à « liquider » l'homme et puis à le ressusciter à une nouvelle vie. 

Cet évangélisme qui cherche à tisser des liens amicaux entre les voies de Dieu et celles des hommes est en contradiction avec la Bible, et se rend cruel aux âmes qui écoutent son message. La foi en Christ n'est pas parallèle à ce monde mais orthogonale. Quand on vient à Christ, on n'amène pas sa vieille vie à un niveau plus élevé, on la laisse plutôt à la croix. Le grain de blé doit tomber en terre et mourir. 

Nous qui prêchons l'Evangile, nous ne devons pas nous considérer comme des agents de relations publiques envoyés pour établir de bonnes relations entre Christ et le monde. Nous ne sommes pas là pour rendre Christ plus acceptable aux grandes entreprises, aux médias, au monde du sport ou aux Grandes Écoles. Nous ne sommes pas des diplomates, mais des prophètes, et notre message n'est pas un compromis mais un ultimatum. 

Dieu offre la vie, mais pas une vieille vie améliorée. La vie qu'Il offre suit la mort, c'est une vie de ressuscité. Cette vie se tient toujours dans l'ombre de la croix. Celui qui veut la posséder doit passer sous sa houlette. Il doit renoncer à lui-même et accepter la juste sentence de Dieu à son encontre. Comment traduire cette théologie dans la vie quotidienne ? Comment appliquer cela à celui qui se sait condamné mais qui veut trouver une nouvelle vie en Jésus Christ ? Simplement, il faut qu'il se repente et qu'il croie. Il faut qu'il abandonne ses péchés et, par la suite, sa propre vie. Il ne doit rien couvrir, rien défendre, rien excuser. Il ne doit pas chercher à négocier avec Dieu, mais baisser la tête en confessant qu'il ne mérite que le jugement de Dieu. Ayant fait cela, alors il doit contempler avec foi le Sauveur ressuscité sachant que c'est de Lui et de Lui seul que viendra cette nouvelle vie et le pardon de ses péchés. La croix qui a mis fin à la vie terrestre de Jésus va maintenant mettre fin à celle de ce pauvre pécheur, et la puissance qui a ressuscité Christ de la mort va maintenant le ressusciter à une nouvelle vie. A ceux qui refusent de croire ce qui vient d'être dit ou qui pensent que ce n'est qu'un point de vue étroit et personnel, permettez-moi de dire que Dieu a placé son sceau d'approbation sur ce message depuis les jours de l'apôtre Paul jusqu'à présent. Qu'il soit présenté dans ces mêmes mots ou non, ce message est l'essence de toute prédication qui a donné la vie et la puissance au monde à travers les siècles. Les réformateurs et les hommes de Réveil ont tous mis l'accent sur ce point, et les puissantes manifestations du Saint-Esprit ont été le témoignage de l'approbation de Dieu à leur égard. Oserions-nous, qui sommes héritiers d'un tel héritage de puissance, modifier la vérité ? Oserions-nous, avec nos petites gommes, effacer les lignes de ce merveilleux plan ou altérer le modèle qui nous a été présenté sur la Montagne ? Que Dieu nous en garde ! Prêchons la vielle croix et nous en découvrirons bientôt l'ancienne puissance. 

A suivre.      Josué Matthieu 

Outragés à cause du Christ. (Josué Matthieu)

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 9:57

Outragés à cause du Christ. (Josué Matthieu)

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Outragés à cause du Christ 

(Josué Matthieu) 

(Matthieu 5:11) “ Heureux êtes-vous lorsqu’on vous outrage, qu’on vous persécute et qu’on dit mensongèrement contre vous toutes sortes de choses mauvaises, à cause de moi. » 

  

Les chefs juifs ont dit des chrétiens : “ Vraiment, pour ce qui est de cette secte, nous savons que partout on parle contre elle. ” (Actes 28:22). D’ailleurs, Paul et Silas avaient été accusés d’avoir “ bouleversé la terre habitée ”, et d’agir “ à l’encontre des décrets de César ”.  

  

(Actes 17:6-7) Ne les trouvant pas, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les chefs de la ville, en criant : “ Ces hommes qui ont bouleversé la terre habitée, voilà qu’ils sont également ici, 7 et Jason les a accueillis avec hospitalité. Tous ces [hommes] agissent à l’encontre des décrets de César, en disant qu’il y a un autre roi, Jésus. ” 

  

  

De telles accusations mensongères n’ont pas empêché les premiers chrétiens de s’acquitter de leur mission de prêcher la bonne nouvelle du Royaume. 

  

Vers 60-61 de notre ère, Paul a pu dire de la “ bonne nouvelle ” qu’elle ‘ portait du fruit et croissait dans le monde entier ’ et qu’elle avait été “ prêchée dans toute la création qui est sous le ciel ”. 

  

(Colossiens 1:5-6) à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux. Cette [espérance], vous en avez entendu parler auparavant quand a été annoncée la vérité de cette bonne nouvelle 6 qui s’est présentée à vous, tout comme elle porte du fruit et croît dans le monde entier, ainsi qu’elle [est en train de le faire] aussi chez vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu de façon exacte la faveur imméritée de Dieu dans la vérité. 

  

(Colossiens 1:23) pourvu, évidemment, que vous restiez dans la foi, établis sur le fondement et fermes, et sans bouger de l’espérance de cette bonne nouvelle que vous avez entendue et qui a été prêchée dans toute la création qui est sous le ciel. De cette [bonne nouvelle], moi, Paul, je suis devenu un ministre. 

Créé en vue de l’édification des chrétiens.   Josué Mathieu 

Pour Dieu vous êtes spécial !! (Josué Matthieu)

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 9:49

Pour Dieu vous êtes spécial. (Josué Matthieu)

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Pour Dieu, vous êtes spécial 

  

(Josué Matthieu) 

  

Des raisons pour lesquelles Dieu ne favorise personne plus que vous 

1. Le Fils de Dieu a versé sa dernière goutte de sang pour vous. Dieu vous aime avec tout son cœur. Il vous aime avec chaque partie de son énorme amour. Ça veut dire que peut importe combien il aime les autres, il ne pourrait pas aimer quelqu’un d’autre plus qu’il ne vous aime. 

L’Écriture ne promet pas que vous vous sentirez aimé, ni que les circonstances seront telles qu’il sera évident que vous êtes aimé. Dieu promet simplement que vous êtes aimé. Aucune souffrance ou tragédie ne vous séparera jamais de l’amour de Dieu. (Romains 8:35-39) Une image prise dans le temps ne prouve rien. Seulement les films de l’éternité peuvent montrer adéquatement l’infini amour que Dieu a pour vous. 

Plus vous aimez quelqu’un, plus cette personne est importante pour vous. Donc, le fait que Dieu vous aime avec tout son cœur veut dire que vous êtes plus important pour Dieu que vous ne pourrez jamais l’imaginer. 

2. Avant que Dieu nous pardonne, nous étions tous morts spirituellement. L’Écriture affirme que Chaque personne sur cette planète était morte dans son péché. Vous ne pouvez pas être plus mort que mort. Dieu ne pourrait pas dire: «Je préfère celle-ci parce qu’elle est un peut moins morte que lui.» 

Mais à travers le Christ nous pouvons être pardonnés. Quand Dieu regarde une personne pardonnée, il ne trouve pas un péché. Quand vous êtes pardonné, Dieu ne peut trouver une personne sur terre plus pardonnée que vous. 

Donc, sans le Christ nous étions tous également mort dans notre péché et en Christ nous somme tous pardonnés. 

3. Dieu est tout-puissant. Ça veut dire qu’il n’a pas besoin de certaines personnes plus que d’autres. 

Si Dieu pouvait seulement utiliser des jeunes gens ou des gens forts ou des gens riches, ou des gens célèbres ou des gens éduqués, alors Dieu doit être si faible qu’il a besoin de force humaine; si pauvre qu’il a besoin qu’on lui donne un peu d’argent; si idiot qu’il a besoin d’éducation humaine. 

4. Le Seigneur utilise les petites choses sans importance apparente. 

1 Corinthiens 1:26 nous dit, «Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont. Dieu a fait cela, » continue la Bible, «afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu.» 

Dans la Bible, le livre de Jonas semble petit et sans importance. Il a seulement deux ou trois pages. Je me sens souvent comme cela: petit et sans importance. Je me suis senti souvent si inutile que je me serais suicidé si je n’étais pas inquiet d’avoir à tenir tête à Dieu par après. Mais la Bible serait beaucoup plus pauvre sans ce minuscule livre. Et le Royaume de Dieu serait beaucoup plus pauvre sans vous. Dans ce minuscule livre on voit Dieu utilisé un orage, une baleine, un homme rebelle et sans cœur, une plante et un ver. Êtes-vous moins doué qu’un ver? Alors Dieu peut faire de grandes choses à travers vous. Dieu est si puissant qu’il peut utiliser n’importe quoi pour faire son travail. 

Aucun Chrétien est trop vieux, trop pauvre, trop illettré, trop stupide, trop malade pour être glorieusement utilisé de Dieu. On ne peut explorer ceci en profondeur ici. 

Croyez-vous qu’il n’y a rien que Dieu ne puisse pas faire? Croyez-vous que Dieu peut ramener un mort à la vie? Croyez-vous que Dieu peut ramener une personne décédée à la vie par vos prières? Ces mots, «par vos prières» ne rendent pas soudainement Dieu faible. Croyez-vous que Dieu peut sauver des milliers d’âmes? Alors vous devez aussi croire que Dieu peut sauver des milliers d’âmes à travers vous. 

Soit Dieu peut faire l’impossible à travers vous, soit il n’est pas Dieu. 

Dites à voix haute, «Il n’y a rien que Dieu ne puisse pas faire à travers moi.» 

Le ciel se dresse sur la pointe des pieds en attendant pour voir les merveilles que vous allez accomplir pour la gloire de Dieu. 

Ce message est délivré pour édifier les chrétiens et autres personnes aimant Dieu… J.M 

  

Au sujet de la Bible (12) Josué Matthieu

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 9:09

Au sujet de la Bible. Série A 12) Josué Matthieu

 L'Ancien Testament

1- Rédaction des manuscrits de la Bible

           Environ 4 siècles avant JC, l'AT était complet.

a- Quelques règles pour les copistes

Voici quelques exemples de prescriptions du Talmud pour les copistes :

-   Les colonnes devaient faire entre 48 et 60 lignes et les lignes devaient être de 30 lettres.

-   Les copies devaient être effectuées à partir d'un manuscrit authentique, et il était interdit d'y apporter toute modification.

-   On ne devait rien écrire de mémoire.

-   Les copistes devaient être Juifs (Pour le pentateuque Samaritain, ils devaient être Samaritains).

-   Quand ils avaient fini la copie, les copistes devaient compter les lettres et les mots.

-    …

b- Les Massorètes

-   Ce sont des scribes, qui ont travaillé entre 500 et 1000 ap. JC.

-   Ajout des points voyelles au texte

Jusqu'alors le texte n'était écrit qu'avec des consonnes. Afin de fixer la prononciation des mots et le sens du texte, les massorètes ont ajouté des points voyelles.

-   Ajout des accents au texte

Ces accents indiquent la manière selon lequel le texte doit être récité (on parle de cantilation du texte, qui est un intermédiaire entre la lecture et le chant). Il y a un accent par mot. Ces accents nous renseignent aussi sur la syntaxe du texte car il y a des accents de fin de verset, de milieu de verset, …

-   Ajout des massores

-   Petite massore, ou notes marginales : il s'agit de notes brèves dans les marges du texte. Elles indiquent surtout les formes inhabituelles.

-   Quand un mot leur semblait incorrect, ils le laissaient dans le texte (Ketiv), mais plaçaient en marge les consonnes du mot rectifié (Qeré).

-   Lorsqu'il y avait une bizarrerie, ils indiquaient de quelle manière il fallait comprendre le texte (Sebir).

-   Grande massore : il s'agit de notes brèves en haut ou en bas du texte. Ces notes sont plus développées que celles de la petite massore. Il s'agit d'une sorte de concordance de passages qui ont un peu les mêmes bizarreries.

-   Massore finale : il s'agit d'indications statistiques à la fin des livres.  Par exemple, elles indiquent le nombre de mots du livre, le mot, le verset et la lettre qui sont aux centre du livre et vont même jusqu'à indiquer le nombre de fois qu'une lettre ou expression particulière est employée dans un livre!..

-   Autres remarques

-   Les massorètes étaient très scrupuleux et même superstitieux (ils pensaient que leur avenir éternel dépendait de la qualité de leur copie, ils se lavaient les mains et changeaient de plume avant d'écrire le nom du Seigneur, …).

-   S'ils ajoutaient une consonne à un mot, ils l'ajoutaient au-dessus du mot, pour ne pas altérer le texte.

-   Une fois leur travail terminé, les Massorètes ont détruit les anciens manuscrits qui n'avaient plus aucune utilité. (Info à confirmer).

-   Tiqqun soferim : il s'agit de traditions relatives à une modification du texte oppérée par des scribes au cours de la copie. Ces traditions ne se trouvent pas dans les manuscrits, mais dans d'autres documents. Suivant les documents, on relève 8, 11 ou 18 tiqqun soferim pour tout l'AT (Ex : Jb 32.3 à Dieu remplacé par Job).

2- Les manuscrits hébreux

a- Les manuscrits de la mer Morte (Qumrân)

-   Les manuscrits de la mer Morte ont été découverts en 1947, par un berger qui cherchait une chèvre.

-   Les manuscrits datent d'environ 200 à 100 avant JC.

-   On a retrouvé des manuscrits d'au moins des parties de tous les livres de l'A.T. (sauf Esther).

-   Il y a particulièrement un manuscrit complet d'Esaïe (1QIsa), d'environ 120 avant JC.

b- Quelques autres manuscrits

-   Le Codex de Léningrad (appelé aussi Firkovitch) de la famille des manuscrits Ben Asher. Il date de 1009 ap. JC, et c'est le seul manuscrit complet de l'AT qu'on possède. Il sert de base pour les traductions de l'AT. Témoin du texte massorétique.

-   Le Codex d'Alep : il date de 925 ap. JC, et ne contient pas le pentateuque. Témoin du texte massorétique.

-   Le Codex des Prophètes de Pétrograd : il date de 916 ap. JC et ne contient que les livres des prophètes postérieurs[1].

-   Le Codex du Caire : il date de 896 ap. JC et contient les livres des prophètes antérieurs et postérieurs (cf. note 1). Témoin du texte massorétique.

-   L'Oriental 4445 (du British Muséum) qui date d'environ 850 ap. JC (les points voyelles ont été rajoutés environ 1 siècle après) : il contient le pentateuque. Témoin du texte massorétique.

-   Pentateuque Samaritain : il date vraisemblablement du VIIème ap. JC. On en a une copie à Cambridge, qui date du XIIème ap. JC. Ces manuscrits sont intéressants car ils ont suivi une filière de transmission indépendante des autres manuscrits (inimitié entre juifs et samaritains).

-   Manuscrits de la Gheniza du Caire (environ 200 000) : comprennent de nombreux fragments de la Bible (plusieurs milliers) en hébreu et en araméen ainsi que des traductions en arabe datant pour la plupart des VIè, VIIè, VIIIè siècles après Jésus-Christ.

-   Papyrus de Nash : date de 100 à 50 av. JC, et contient Ex 20.1-17 et Dt 6.4-9. Découvert en Egypte au début du 20ème.

-   Rouleaux de Ketef Hinnom : ils datent d'environ 650 avant JC. Il s'agit de 2 courts textes bibliques (Nb 6.24-26) sur feuille d'argent. En plus du nom du possesseur qui est ajouté pour la bénédiction, il y a quelques petites différences avec le texte biblique.

3- Les versions anciennes

Ces versions sont intéressantes, car on en possède qui sont plus vieilles de plusieurs siècles que les plus vieux manuscrits hébreux que nous possédons. De plus, souvent les traductions anciennes étaient très littérales (mot à mot), ce qui facilite la “rétroversion”, c'est à dire le retour vers le texte hébreu qui a servi de base à la version.

a- La Septante

-   Traduction grecque traduite de l'hébreu populaire, achevée au IIème av. JC à Alexandrie en Egypte (l'histoire selon laquelle elle aurait été traduite par 72 savants est une légende ; le nombre de traducteurs n'a probablement pas dépassé 5 ou 6 personnes). L'existence de cette traduction est attestée au 2ème av. JC, dans le prologue du Siracide qui date d'environ 132 av. JC.

-   A intégré les apocryphes dans le canon de l'AT, ajouté des chapitres à Esther et Daniel, raccourci Job et Jérémie.

-   N'est pas systématiquement littérale. Le pentateuque est plus littéral que d'autres portions de l'AT.

-   Les auteurs de NT citent généralement l'AT d'après la Septante.

-   Reste le texte officiel de l'AT dans l'Eglise orthodoxe grecque.

-   A donné lieu à de nombreuses traductions de l'AT (latin, copte, …).

-   Cette version a subi des révisions. Les 2 plus importantes sont celle d'Origène (IIIème ap. JC) et de Lucien (IIIème ap. JC).

-   Les principaux témoins de cette traduction sont

-   Les papyrus

-   Fouard et Ryland du IIème av. JC. (Ryland 458 : env 150 av. JC : passages de  Dt 23-28).

-   Chester Beatty du IVème ap. JC.

-   Les Codex en Onciales (majuscules. Onciales utilisées jusqu'au Xème ap. JC).

-   Codex Vaticanus et Sinaïticus du IVème ap. JC.

-   Codex Alexandrinus du Vème ap. JC.

-   Les Codex en minuscules (à partir du IXème ap. JC).

Ces manuscrits datent du IXème au XVIème, mais certains ont quand même un intérêt, car on pense qu'ils préservent des états de textes plus anciens que le texte massorétique (certains reproduisent des variantes de manuscrits de Qumran).

-   Les citations des Pères de l'Eglise.

b- Autres versions grecques

-   Dès l'instant où les chrétiens ont utilisé la Septante, les Juifs n'ont plus voulu de la Septante. Ils ont alors fait d'autres traductions juives (en grec) de l'AT. On peut citer les 3 principales traductions qui ont vu le jour :

-   Aquila, du début du IIème. Cette version est extrêmement littérale, car chaque mot hébreu doit avoir son correspondant en grec (même s'il s'agit d'un mot hébreu dont la fonction est d'indiquer un COD !).

-   Symmaque, de la fin du IIème. Elle est moins littérale que la Aquila.

-   Théodothien de la fin du IIème. Elle semble être une révision de la Septante.

-   Remarques : On ne possède aucun manuscrit de ces 3 traductions. Elles nous sont connues par les notes marginales de manuscrits de la Septante (ex : codex Marchalianus) et des manuscrits “syro-hexaplaires”(manuscrits en syriaque avec notes marginales).

-   Les Hexaples d'Origène

Elles ont été rédigées au IIIème ap. JC. Il s'agit d'une mise en colonnes de l'AT, avec le texte hébreu (col 1), le texte hébreu écrit avec les lettres grecques (col 2), Aquila (col 3), Symmaque (col 4), Septante (col 5), Théodotien (col 6). Quelques passages de l'AT ont une 7ème colonne avec d'autres versions.

On possède quelques fragments manuscrits de ces Hexaples.


c- Versions à partir de la Septante

Etant traduites à partir de la Septante, ces versions sont d'un intérêt moindre. On peut néanmoins en mentionner quelques-unes :

-   Les vieilles Latines (ou la vieille Latine, car on ne sait pas s'il y en a eu une ou plusieurs). A partir du 2ème après JC. On la connaît surtout au travers des citations des Pères de l'Eglise. On possède un Codex incomplet, du VIIème, à Lyon.

-   Les versions Coptes en dialecte sahidique (traduite au IIIème, ap. JC) pour la haute Egypte, et en Bohaïrique (traduite au IVème, ap. JC) pour la basse Egypte. C'est la Bohaïrique qui est devenue le texte officiel de l'Eglise Copte.

-   Versions Ethiopiennes (au IVème; on a un manuscrit du XIIIème).

-   Versions Arméniennes (au Vème; on a un manuscrit du XIIIème).

-   Versions Arabes (Xème). Ces versions ne dépendent pas toutes de la Septante.

d- Les Targums araméens

Après l'exil, les Juifs se sont mis à parler couramment l'araméen (l'une des langues officielles de l'empire Perse) et à mieux le connaître que l'Hébreu. Aussi, lors de la lecture à la synagogue, le texte hébraïque était traduit oralement en araméen. Cette traduction comportait beaucoup d'adjonctions ou de modifications apportées au texte écrit, souvent à titre d'explications. Peu à peu ces diverses interprétations furent transcrites dans les Targums (à Qumrân, on a retrouvé des Targums). Ces Targums sont importants parce qu'ils se réfèrent à un texte de la Bible plus ancien de plusieurs siècles que le texte définitif des Massorètes. Parmi les targums que nous possédons, on peut mentionner :

-   Le Targum Babylonien :

-   On parle du Targum d'Onkelos pour le Pentateuque (du IIIème ap. JC).

-   On parle du Targum de Jonathan pour les prophètes (du IVème  ap. JC).

-   Les Targums Palestiniens

-   Ils ont d'avantage de développement exégétique que le Babylonien.

-   Ces Targums ont des variations entre eux.

-   Le Targum Samaritain (du pentateuque).

e- La Syriaque ou Peshitta

Le Syriaque est un dialecte araméen parlé en Syrie. Cette traduction ancienne remonte au IIème ap. JC. On ne sait pas trop à partir de quels manuscrits elle a été traduite. Certains pensent qu'elle a été faite à partir d'un targum Juif. On s'aperçoit qu'elle a aussi des parentés avec la Septante, ainsi qu'avec le texte hébreu. On possède le Codex Ambrosianus du VIème-VIIème, qui est à Milan (Il existe aussi un Codex Ambrosianus pour la Septante).

f- La Vulgate

Traduction Latine, à partir des textes hébreux, faite par Jérôme, à la fin du IVème. L'évêque de Rome, Damase, avait demandé à Jérôme de réviser la vieille Latine. Finalement Jérôme a entrepris de traduire à partir de l'hébreu. Il est allé en Palestine pour cela. Ce n'est que vers le VIIIème, IXème que la Vulgate a vraiment remplacé la vieille Latine chez les utilisateurs ! Il y a eu plusieurs révisions de la Vulgate.

Il y a un réel effort pour dire les choses comme on les dirait en Latin, ce qui rend cette version un peu moins intéressante pour la critique textuelle. Le texte hébreu que présuppose la Vulgate est proche du texte massorétique. C'est la 1ère version chrétienne qui soit très nettement faite à partir des textes hébreux. Le manuscrit principal de la Vulgate est le Codex Amiatinus, du VIIème.

4- Conclusion

      On peut dire que le texte actuel concorde avec les originaux car :

-   Il y a correspondance à quelques variantes près entre la majeure partie du texte de la Septante (grec) et le texte massorétique (hébreu).

-   Il existe peu de différences notoires entre le Pentateuque Samaritain (les plus anciens manuscrits datent du XIIè siècle après JC) et le texte massorétique de la Torah : ce fait est absolument remarquable si on considère que durant environ 1500 ans ils eurent un chemin indépendant !

-   Il y a peu de variantes entre le texte massorétique et les manuscrits de la mer morte (certains datent du IIème av. JC) malgré les 1000 ans de copies manuscrites qui les séparent !..

-   Les règles de copies étaient très strictes.

5- Editions imprimées en hébreu

-   Bible de Venise ou Ben-Hayyim ou Bomberg de 1524-1525. Elle suit le texte massorétique.

-   Kennicott de 1776-1780 : édition du texte massorétique avec les variantes existantes. Il semble que ce travail n'ait pas été très bien fait.

-   Au 20ème on a utilisé

-   BHK Kittel. Utilise le Manuscrit de Léningrad à partir de la 3ème édition.

-   BHS Stuttgart à partir de 1967. Elle suit le manuscrit de Leningrad, et c'est actuellement l'ouvrage de référence.

-   En 2002 devrait sortir une nouvelle édition critique pour corriger quelques erreurs de la BHS par rapport au manuscrit de Léningrad, ainsi que l'appareil critique.

II- Le Nouveau Testament

1- Les manuscrits

Le NT a été fini de rédiger à la fin du Ier siècle après JC (la majeure partie avant 70). On dispose actuellement d'environ 5674[2] manuscrits grecs du NT ou de portions du NT et d'environ 19 300[3] manuscrits de versions, soit un total de près de 25 000 manuscrits, dont les principaux sont :

a- Les papyrus

                 - On en possède environ 99[4] contenant un ou plusieurs passages ou livres du NT.

-   Le plus ancien est le P52 de J.Ryland : il s'agit d'un fragment de l'évangile de Jean datant de 125 à 130 ap. JC.

-   Parmi les plus importants, ceux de C. Beatty (découverts vers 1930) : ces différents papyrus contiennent des passages de : évangiles, actes, épîtres de Paul, Hébreux, Ap. Datent de 200 à 250 ap. JC.

-   Un autre groupe important est celui de Bodmer : ces papyrus contiennent des passages de : Luc, Jean, épîtres de Pierre, Jude datant d'environ 200 ap. JC.


b- Les manuscrits en lettres onciales (majuscules)

- On en possède environ 306[5].

- Rédigés entre le IVème et IXème siècle ap. JC.

- Les principaux sont :

- Le Codex Vaticanus (environ 325 - 350 ap. JC) : il comprend la plus grande partie du NT (et de l'AT). Découvert au Vatican vers 1850.

- Le Codex Sinaïticus (environ 350 - 400 ap. JC) : unique exemplaire complet du NT en onciales (et la plus grande partie de l'AT). Découvert par Tischendorf en 1859 au monastère Ste Catherine

- Le Codex Alexandrinus ( Vème siècle ap. JC).

- La Codex Bezae (VIème siècle ap. JC).

- Le Codex Ephraemi (Vème siècle ap. JC).

- …

c- Les manuscrits en lettres cursives (minuscules)

- On en possède environ 2856[6].

- Rédigés entre le IXème et XVème siècle après JC.

d- Les traductions antiques du NT

- On en compte plus de 15 000[7] (dont plus de 8000 de la Vulgate en latin, et environ 8 000 en éthiopien, slave, arménien)[8].

- En Syriaque (Codex Syro-Sinaïticus, Codex Syro-Curetonianus de 200 environ, … ), en Latin (Codex Bobiensis de 400 environ, Codex Vercellensis de 360 environ, …), en Copte, …

e- Les citations bibliques des Pères de l'Eglise

Suite à une recherche sur les citations des Pères de l'Eglise, D Dalrymple dit : “Comme je possédais tous les écrits des Pères de l'Eglise du IIème et IIIème siècle, j'ai commencé à chercher, et j'ai trouvé des citations de tous les versets du Nouveau Testament, excepté 11 !”[9]

f- Les lectionnaires

- On en possède environ 2403[10].

- Il s'agit de livres contenant des textes bibliques utilisés pour des services religieux.

- La majeure partie date du VIIème au XIIème, quelques fragments des IVème, Vème et VIème.

g- Les Ostraca

- On en possède plus de 1700.

- Ce sont des tessons de poteries qui ont servi de support d'écriture pour les pauvres.


h- Remarques

-   Les affirmations selon lesquelles des papyrus dateraient de 50 ou 70 ap JC sont très controversées, car elles mettent en jeu de nombreuses hypothèses.

-   En mai 94, le professeur et papyrologue P.Thiede a “démontré” qu'un fragment de papyrus citant une partie de Mt 26 datait d'avant l'an 50 ![11]

-   Sur les fragments d'un papyrus en provenance de la grotte n°7 de Qumrân, des versets de l'évangile de Marc ont pu être déchiffrés. Ce papyrus date d'avant 70 ap. JC[12].Or ce papyrus contient uniquement une vingtaines de lettres dont on est sûr que d'une dizaine !.. De plus, il faut altérer légèrement (de façon acceptable) le texte de Marc, pour que ça marche !

-   On distingue parmi les manuscrits au moins 5 types de textes :

-   Byzantin (anciennement appelé Syrien) ; il correspondent environ au texte du codex Alexandrinus. C'est le groupe le plus nombreux, dont quelques manuscrits ont servi à élaborer le “Texte Reçu”.

-   Alexandrin ou neutre. A peu près le texte des Codex Vaticanus et Sinaïticus.

-   Césaréen : Evangiles de Koridethi, papyrus Chester Betty. Probablement élaboré en Egypte, et apporté à Césarée par Origène.

-   Occidental : Manuscrits latins, codex de Bèze. Essentiellement répandu dans les pays latins.

-   Antiochien.

2- Comparaison avec les œuvres classiques

            Comparatif[13] entre les manuscrits de la Bible et ceux de différents documents historiques :

Auteur Titre ou type de document Nombre de manuscrits Rédaction de l'original Plus ancien manuscrit Durée entre original et plus ancien
/ NT > 24 000 40 - 100 ap. JC. 130 ap. JC. 30 - 60 ans
Homère Iliade 643 900 av. JC. 400[14] av. JC. 500 ans
Sophocles 193 496 - 406 av. JC 1000 ap. JC 1400 ans
Tacite Annales 20 100 ap. JC. 1100[15] ap. JC. 1000 ans
César Guerre des Gaules 10 100 - 44 av. JC. 900 ap. JC. 950 ans
Josèphe La guerre des Juifs 9[16] Ier siècle Xème > 800 ans
Thucydides Histoires 8 460 - 400 av. JC. 900 ap. JC. 1300 ans
Suétone La vie de César 8 75 - 160 ap. JC. 950 ap. JC. 800 ans
Pline le jeune Histoire 7 61 - 113 ap. JC. 850 ap. JC. 750 ans
Platon Tétralogies 7 427 - 347 av. JC. 900 ap. JC. 1200 ans

Remarque : Parmi toute la littérature ancienne grecque ou latine, l'Iliade arrive en second après la Bible en ce qui concerne le nombre de manuscrits.[17]


3- Remarques

-   Jusqu'à la fin du siècle dernier, le grec du NT était considéré comme du mauvais grec. Suite à une découverte de A.Deissmann en 1895, on s'aperçu qu'il s'agissait en fait de la langue non littéraire utilisée dans la vie courante au Ier siècle[18].

-   Actuellement, on dispose d'un texte grec sûr à plus de 99 %[19].

-   Pour les quelques endroits où on n'est pas sûr du texte, cela ne remet jamais en cause une doctrine essentielle[20].

-   Entre les manuscrits les plus divergents, il y a accord sur 97 % du texte[21].

-   Pour le NT, 98,3 % du texte est indemne de variante[22].

      4- Quelques citations

- “L'intervalle entre les dates de la composition originale et les documents les plus anciens devient donc presque négligeable ; le dernier fondement permettant de douter que les Ecritures nous soient parvenues en substance telles qu'elles furent écrites, a maintenant disparu. L'authenticité, de même que l'intégrité générale des livres du NT, peuvent être considérés comme définitivement établies.”[23]

- “A partir du moment où les savants acceptent les classiques de l'antiquité comme étant généralement dignes de foi, alors que les manuscrits les plus anciens on été recopiés longtemps après les écrits originaux, et que le nombre de manuscrits existant, dans bien des cas est si faible, il est clair que la validité du texte du NT est assurée.”[24]

III- Bibliographie

-   Archer, G.L., Introduction à l'Ancien Testament, Adapté de l'Américain, Saint Légier, Emmaüs, 1991, pp. 32-51.

-   Bruce, F.F., Les documents du Nouveau Testament : peut-on s'y fier ?, Farel, 1987.

-   Glashouver,W.J.J., Sur les traces de la Bible, Maison de la Bible, 1987.

-   Green, M., Le grand dérapage, ch 7, Farel, 1988.

-   Kuen, A, Une Bible et tant de versions !, St-Légier, Emmaüs, 1996, 206 p.

-   Manley, G.T., Robinson, G.C., Stibbs, A.M., Le nouveau Manuel de la Bible, , Traduction Française, Edition Institut Biblique de Nogent, 1952, pp. 27-33.

-   McDowell, J., Bien plus qu'un Charpentier, ch 4, Miami, Vida, 1982.

-   McDowell, J., Christianity a ready defense, San Bernardino, Here's Life Publishers, 1994, p42-55

-   Nicole, Emile, cours Introduction à l'AT donné à l'IBN, en 1999.

-   Parizet, C., Comment la Bible est venue jusqu'à nous, Viens et vois, 1986.

-   Shallis, R., Jésus : qui en fait est Jésus Christ ?, ch 1, Farel, 1983.

-   Strobel, L., Jésus : La parole est à la défense !, ?, Vida, 2001, pp.59-80.

-   Collectif, Nouveau dictionnaire biblique, Saint Légier, Emmaüs, 1992, pp.797-814.


[1] Les prophètes antérieurs : Jos, Jg, 1&2 Sam, 1&2 Rois. Les prophètes postérieurs : Es, Jr, Ez, Os, Jo, Am, Ab, Jon, Mi, Na, Ha, So, Ag, Za, Mal.

[2] Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, p 70.

[3] Mc Dowell, Josh, Christianity a ready defense, San Bernardino, Here's life publishers, 1994,  p43.

[4] Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, p 68.

[5] Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, p 70.

[6] Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, p 70.

[7] Mc Dowell, Josh, Christianity a ready defense, San Bernardino, Here's life publishers, 1994,  p47.

[8] Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, p 70.

[9] Charles,Leach, Our Bible : how we got it., Chicago, Moody press, 1898,  pp. 35-36. Mc Dowell, Josh, Christianity a ready defense, San Bernardino, Here's life publishers, 1994,  p48.

[10]  Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, p 70.

[11] P.A., Eicher, Bible info, éditorial, n° 3, septembre 95.

[12] C.P., Thiede, The earliest gospel manuscript ? 7Q5 and its significance for new testament                studies, Exeter, 1990.

     P.A., Eicher, Bible info, éditorial, n° 3, septembre 95.C.P.

[13] Tableau d'après : Mc Dowell, Josh, Christianity a ready defense, San Bernardino, Here's life publishers, 1994,  p45 (sauf données sur Josèphe).

[14] Selon “Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, p 67″ , les plus anciens dateraient du IIè ap. JC !

[15] Selon ” Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, p 68″, les tomes 11-16 s'appuient sur un manuscrit du XIème, et les tomes 1-6 sur un seul manuscrit datant de 850 environ !.

[16] Selon ” Strobel, Lee, Jésus : la parole est à la défense, ?, Vida, 2001, p 67″, 9 manuscrits grecs des Xè, XIè, XIIè et une traduction du IVè.

[17] B.M., Metzger, Chapters in the history of the new testament textual criticism, Grand Rapids, Wm. B. Eerdmans publishing Co., 1963.

[18] Alfred, Kuen, Une Bible et tant de versions, Saint-Légier, Emmaüs, 1996, p.57.

[19] Alfred, Kuen, Une Bible et tant de versions, Saint-Légier, Emmaüs, 1996, p.56.

[20] Alfred, Kuen, Une Bible et tant de versions, Saint-Légier, Emmaüs, 1996, p.56.

[21] Alfred, Kuen, Une Bible et tant de versions, Saint-Légier, Emmaüs, 1996, p.55.

[22] Collectif, Nouveau dictionnaire Biblique, Saint Légier, Emmaüs, 1992rev, p 797.

[23] F.G., Kenyon, The Bible and archaeologie, ,New York, Harper and Row publishers, 1940, p. 288. Kenyon fut conservateur et bibliothécaire du British Museum.

[24] J.H., Greenlee, Introduction to the new testament textual criticism, Grand rapids, Eerdmans, 1964, p16. Greenlee est un helléniste qui a étudié le NT.

Jésus-Christ à t'il vraiment existé? (Josué Matthieu)

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 8:48

Le canon du Nouveau Testament

Le canon est pour nous la liste des livres inspirés, reconnus comme " Ecriture Sainte ". Le canon du Nouveau Testament contient 27 livres. Il n'est pas surprenant que les quatre Evangiles en fassent partie puisqu'ils contiennent les récits de la vie de Jésus, ainsi que ses paroles. Mais on sait que d'autres " évangiles " ont été écrits. Il faut alors se poser la question : " Pourquoi ces quatre-là et pas les autres ? ". Cette question se pose également en ce qui concerne les épîtres, puisque les apôtres ont écrit d'autres lettres que celles qui font partie du Nouveau Testament.

Nous sommes beaucoup mieux renseignés sur la formation du canon du Nouveau Testament que sur celle du canon de l'Ancien. En effet, nous connaissons de nombreux ouvrages d'auteurs chrétiens du IIè siècle (et même de la fin du Ier siècle), si bien que nous savons comment le problème s'est posé à l'Eglise de cette époque et pourquoi elle n'a retenu que les 27 livres du Nouveau Testament.

Nous pouvons croire que la formation du Nouveau Testament s'est faite sous la conduite du Saint-Esprit. S'il a plus à Dieu de faire connaître le message de son Fils au moyen d'un livre, le Nouveau Testament, il faut que ce livre soit digne de confiance. La seule sagesse humaine ne pouvait suffire ni pour écrire les livres, ni pour les mettre à part et les réunir en un volume. Mais Dieu a veillé à ce que les livres dans lesquels l'Evangile de Jésus-Christ et son enseignement nous sont transmis fidèlement soient clairement reconnus.

Des livres isolés du Nouveau Testament

Nous avons vu, dans les deux dernières études, comment chaque livre du Nouveau Testament a été écrit (dans la mesure de ce que nous pouvons en savoir - ce qui peut être beaucoup, comme dans le cas de la 1ère épître aux Corinthiens, ou peu comme dans celui de l'épître aux Hébreux).

Chaque livre a été écrit séparément. les auteurs, les destinataires, les dates, les circonstances varient d'un livre à l'autre. Nous savons cependant que tous les livres qui composent le Nouveau Testament ont été écrits dans la seconde moitié du Ier siècle - les premières épîtres de Paul ayant été rédigées vers l'an 50. Il n'est pas impossible que des recueils de paroles de Jésus aient déjà existé à cette date, mais nous ne pouvons avoir aucune certitude à ce sujet. Il ne fait pas de doute que le souvenir de ces paroles était transmis oralement par les apôtres, puis par d'autres chrétiens, depuis la Pentecôte. Nous en avons un exemple dans Actes 20:35.

Dès la fin du Ier siècle, les chrétiens reconnaissaient comme Ecriture inspirée certains au moins des livres du Nouveau Testament : dans 1 Timothée 5 :18, nous avons une citation de Luc 10 :7, groupée avec un verset du Deutéronome et introduite par les mots : " Car l'Ecriture dit ". Dans 2 Pierre 3 :15 et 16, Pierre parle des lettres de Paul comme faisant partie des Ecritures. A la fin du Ier siècle (vers 96), Clément de Rome mentionne la première épître aux Corinthiens et parle des " paroles du Seigneur Jésus ". Vers le début du IIème siècle, l'épître de Barnabas cite la parole de Jésus : " Il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus ", en déclarant : " il est écrit ".

Divers témoignages de la première moitié du IIème siècle montrent que les livres des apôtres étaient lus dans les Eglises (Justin Martyr parle des " mémoires des apôtres et de leurs disciples ").

D'une Eglise à l'autre

Il a fallu un temps assez long pour que les différents livres du Nouveau Testament soient connus de toutes les Eglises de l'Empire Romain. Sous le règne de Rome, les communications étaient bonnes, mais lentes. Les livres ne pouvaient être copiés qu'à la main, ce qui représente un travail laborieux. Seuls les riches étaient en mesure d'acheter des livres.

On ne peut donc imaginer les premiers chrétiens diffusant dans le monde entier les écrits des apôtres dont ils avaient connaissance.

Pourtant, peu à peu, les Evangiles et les épîtres ont circulé d'une Eglise à l'autre : Prenons le cas de l'Eglise de Rome dans les années 70. Les chrétiens de cette ville connaissaient au moins l'épître aux Romains et l'Evangile de Marc. Ces livres étaient lus au cours des cultes. Des chrétiens d'une autre Eglise, de passage à Rome, entendent cette lecture. Ils veulent faire connaître ces ouvrages à leur Eglise et demandent à en faire une copie. Ailleurs, c'est peut-être la persécution qui a obligé des chrétiens à cher cher un refuge dans une autre ville, emportant avec eux une copie d'une épître ou d'un Evangile. Ainsi, peu à peu, des recueils des écrits des apôtres se sont constitués, principalement dans les grands centres chrétiens comme Rome, Alexandrie, Antioche, Césarée ou Ephèse. Ces recueils étaient d'abord incomplets, par rapport au Nouveau Testament. Mais bientôt l'ensemble des livres que nous connaissons se sont retrouvés groupés et répandus dans tout l'empire romain. On trouve des citations de presque tous les livres du Nouveau Testament dans les ouvrages d'auteurs chrétiens vers le milieu du IIème siècle.

Il faut signaler que dans certaines Eglises, on connaissait et on lisait d'autres livres chrétiens qui n'ont pas été admis dans le Nouveau Testament.

Les livres chrétiens non-canoniques

On sait, généralement par des citations, car le texte complet a souvent été perdu, que d'autres évangiles ont été écrits, outre ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean. L'un d'entre eux, " l'Evangile selon Saint-Thomas ", nous est maintenant mieux connu, car on en a trouvé une copie, dans une traduction copte, en 1946 en Egypte. Il s'agit d'un recueil de paroles de Jésus, dont une partie reproduit des passages de nos Evangiles, alors qu'ailleurs ce sont des Evangiles apocryphes qui sont cités (Evangile selon les Hébreux, par exemple) ; cependant certaines paroles de Jésus sont inédites. On pense que ce livre a été écrit en Syrie au IIème siècle.

Parmi les autres ouvrages qui ont été lus et respectés par de nombreux chrétiens au IIème siècle, on peut citer :

L'épître de Clément de Rome à l'Eglise de Corinthe (vers 96). Clément s'inspire de l'enseignement de Paul, de Jacques et de l'épître aux Hébreux. Sa lettre était lue lors des cultes de l'Eglise de Corinthe vers 170.

La Didaché (ou Enseignement des douze apôtres) est un recueil de préceptes de morale chrétienne et d'instructions sur le baptême, la cène et les pasteurs, datant du début du IIème siècle.

L'épître de Barnabas, qui a quelques points communs avec l'épître aux Hébreux, a sans doute été écrite à Alexandrie vers 130.

Le Pasteur d'Hermas, ouvrage du IIème siècle, par Hermas, frère de l'évêque Pie de Rome. C'est une sorte d'Apocalypse.

L'Apocalypse de Pierre, qui contient deux visions, l'une du ciel, l'autre de l'enfer. Elle a été écrite vers 150.

Ces livres jouissaient d'une haute estime dans certaines Eglises au moins, puisque des auteurs chrétiens du IIème ou du IIIème siècle les classent dans l'Ecriture Sainte.

Parmi les autres ouvrages du IIème siècle qui ont exercé une grande influence dans l'Eglise, on peut citer les épîtres d'Ignace d'Antioche, celle de Polycarpe, évêque de Smyrne, les apologies de Justin, etc...

La formation du canon

Ce n'est pas tant l'existence de ces différents livres que la position prise par certains hérétiques qui a obligé l'Eglise à définir le canon du Nouveau Testament. Deux erreurs opposées menaçaient l'Eglise : celle de Marcion qui rejetait l'Ancien Testament, qu'il attribuait à un autre Dieu que celui de Jésus. Il ne gardait du Nouveau Testament que Luc et Paul (les autres livres lui paraissant trop " juifs "). Pour lutter contre lui, les docteurs de l'Eglise comme Irénée ont affirmé l'inspiration de l'ensemble du Nouveau Testament.

A l'inverse, Montan, se prétendant inspiré par le Sain t-Esprit, menaçait d'ajouter aux Ecritures des ouvrages bien postérieurs aux autres. Il a bien fallu que l'Eglise d'alors trace une limite.

La première liste de livres reçus est le " canon de Muratori ", un document latin de 170 environ, malheureusement en mauvais état. Il nous fait connaître quels étaient les livres reçus comme inspirés par l'Eglise de Rome dans la deuxième moitié du IIème siècle. L'épître aux Hébreux n'y est pas citée (l'état du texte ne permet pas de savoir si Jacques et II Pierre sont inclus).

Au début du IIIème siècle, Clément d'Alexandrie a écrit un commentaire sur tous les livres du Nouveau Testament, à l'exception de Jacques, II Pierre et III Jean. Mais Clément reconnaissait comme inspirés le Pasteur d'Hermas et l'Apocalypse de Pierre.

A cette époque, la très grande majorité des Eglises reçoit l'ensemble des livres du Nouveau Testament. Ici et là des doutes subsistent sur tel ou tel livre, principalement Jacques, II Pierre, II et III Jean, mais aussi l'épître aux Hébreux, surtout en occident, alors qu'en Syrie et en Palestine, c'est l'Apocalypse qui est en question. Les autres livres, tels Clément de Rome, Hermas, la Didaché, l'Apocalypse de Pierre sont jugés utiles, mais non inspirés (c'est ce que déclare le grand théologien Origène au IIIème siècle).

Peu à peu, l'accord se fait dans toutes les Eglises sur les livres dont l'autorité est reconnue et ceux qui doivent être rejetés. Au IVème siècle, le Nouveau Testament est définitivement formé. En 367, Athanase d'Alexandrie utilise le terme " canonique " pour désigner les 27 livres du Nouveau Testament. Au concile de Carthage en 397, ces mêmes livres sont déclarés " Ecritures divines ". Il est décrété que seuls ces livres doivent être lus dans les Eglises comme Ecriture Sainte.

Un grand laps de temps s'est écoulé entre la rédaction des livres du Nouveau Testament et la déclaration officielle de l'Eglise reconnaissant leur caractère inspiré (à l'exclusion de tout autre ouvrage). Mais il ne faut pas oublier que l'autorité de ces livres, à quelques exceptions près, s'était imposée à la quasi-totalité des Eglises depuis longtemps déjà. Le concile de Carthage n'a fait que reconnaître un état de fait.

Les critères de la canonicité

Sur quelles bases l'Eglise des premiers siècles s'est-elle fondée pour distinguer les livres inspirés des autres ? Nous croyons que le Saint-Esprit l'a dirigée dans ce choix, puisque de lui dépendait la foi de tous les croyants à venir. Mais le Saint-Esprit parle à l'intelligence des hommes pour leur donner le discernement. Ce discernement s'est exercé en tenant compte de trois facteurs :

a) le consensus de toutes les Eglises : les livres qui étaient lus partout et dont l'autorité était reconnue dans la quasi totalité des Eglises ont été admis dans le canon. Cela montre bien que l'autorité du Nouveau Testament s'est imposée d'elle-même, avant toute déclaration officielle.

Nous avons remarqué que certains livres du Nouveau Testament ont été plus difficilement acceptés ici et là. Mais il s'agit d'exceptions et les Eglises qui hésitaient ont fini par se ranger à l'avis du plus grand nombre. Les raisons de ces hésitations sont diverses : dans le cas de Jude, II Pierre ou III Jean, c'est leur brièveté qui les faisait juger de peu d'importance. On les lisait rarement dans les cultes, on les faisait circuler moins volontiers d'une Eglise à l'autre. Elles ont donc été connues plus tardivement dans certaines villes. L'Apocalypse devait à son caractère particulier de susciter de la méfiance, tant il était différent des autres livres du Nouveau Testament. Là où on n'était pas sûr que son auteur était l'apôtre Jean, on restait réservé à son égard. C'est aussi parce que l'on ne connaissait pas son auteur, que l'épître aux Hébreux est restée pour certains en marge du canon. Ceci nous amène au deuxième critère.

b) le caractère apostolique des livres du Nouveau Testament. Seuls ont été admis dans le canon les livres remontant aux apôtres eux-mêmes, soit écrits par eux (épîtres de Paul, Pierre et Jean), soit écrits par d'autres, mais sous leur contrôle (Marc, compagnon de Pierre, par exemple). Nous verrons plus bas l'importance de ce critère.

c) la valeur spirituelle de ces livres. Calvin écrit par exemple : " Dieu, par son admirable conseil, a fait que par un consensus public, tous les autres écrits ayant été répudiés, il ne restât plus que ceux-là seuls dans lesquels éclate sa majesté". Ce critère peut paraître subjectif. comment être sûr de ne pas se tromper en préférant un livre à un autre, en y discernant 1a majesté divine ? Et pourtant le recul du temps montre bien que l'Eglise des premiers siècles ne s'est pas trompée. Les évangiles apocryphes, par exemple, font de Jésus un faiseur de miracles, souvent gratuits, plutôt que Celui qui révèle l'amour de Père. Les livres non-canoniques, s'ils contiennent un enseignement parfois utile, retombent soit dans le légalisme (la Didaché), soit dans des visions incontrôlables (le Pasteur d'Hermas).

La tradition de l'Eglise et l'Ecriture Sainte

La formation du canon nous pose une question. Si c'est l'Eglise des premiers siècles qui l'a fixé, ne peut-on pas dire, avec l'Eglise Catholique Romaine, que l'autorité de l'Eglise est égale à celle du Nouveau Testament, que la tradition de l'Eglise a priorité, au moins dans le temps, sur l'Ecriture ?

Il faut reconnaître le rôle joué par la tradition orale dans l'Eglise primitive, surtout avant la rédaction du Nouveau Testament. Le message des apôtres a d'abord été prêché et enseigné de vive voix avant d'être écrit. Vers le milieu du IIème siècle, Papias, évêque de Hiérapolis, déclarait : " Je ne pensais pas pouvoir retirer autant de profit de la lecture des livres que des déclarations d'une voix vivante et pré sente". Mais Papias avait personnellement entendu l'apôtre Jean de son vivant. Cette rencontre l'avait marqué.

Dans un monde où l'écriture était largement répandue mais où les livres étaient chers et difficiles à reproduire et à diffuser, on transmettait plus volontiers un message oralement que par écrit.

C'est ce qui explique que les premiers chrétiens n'aient pas éprouvé le besoin d'avoir des Evangiles écrits dès la naissance de l'Eglise à la Pentecôte. On pouvait entendre les apôtres - et on pouvait se fier à sa mémoire plus que nous ne pouvons le faire aujourd'hui, habitués que nous sommes à tout mettre par écrit.

Tant que les apôtres étaient en vie, la tradition orale suffisait dans bien des cas à répandre la Bonne Nouvelle. En cas de doute, on pouvait faire appel à ceux qui avaient reçu le message du Seigneur lui-même. Il faut cependant noter que, très tôt, les apôtres ont jugé bon d'écrire des lettres aux Eglises dont ils étaient séparés et que l'Evangile a été mis par écrit moins d'une génération après la mort de Jésus.

Mais quand les apôtres, témoins de ce que Jésus avait fait et dit, ont commencé à disparaître, pouvait-on continuer à se fier à un message transmis oralement, donc susceptible de déformations ? Les apôtres n'étaient plus là pour assurer que la prédication et l'enseignement de l'Eglise étaient bien conformes à ceux de Jésus. Pour éviter de s'écarter de " la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes " (Jude 3), pour garder " le bon dépôt " (2 Timothée 1 :14), l'Eglise a été amenée à se donner à elle-même une règle, qui n'était autre que le témoignage des apôtres, mais écrit, donc fixé, immuable.

Les apôtres en effet ont joué un rôle irremplaçable dans la révélation. Dieu s'est révélé à un moment donné de l'histoire dans la personne de son Fils. Pour que les générations futures puissent connaître cette " Parole de Dieu " (Jean 1 :1-14 ; Hébreux 1 :1 ), il fallait que les témoins des actes et des paroles de Jésus les transmettent à d'autres (Luc 1 :2 ; Jean 21 :24 ; 1 Jean 1 :1-4). Rien ne pouvait remplacer ce témoignage apostolique ; en tant que témoins de Jésus, les apôtres ne pouvaient avoir de successeurs. Pour que leur témoignage ne disparaisse pas avec eux, il fallait qu'il soit écrit. Le Nouveau Testament, c'est ce témoignage écrit. C'est la seule tradition vraie et sûre, puisque c'est par elle que nous a été transmis ce que Jésus a fait et dit.

En fixant le canon du Nouveau Testament, l'Eglise d'autrefois a reconnu une autorité qui lui était supérieure, à laquelle elle devait sans cesse se référer. " Loin de pro clamer sa propre autorité, l'Eglise a en réalité accompli un acte de soumission et d'humilité. Elle s'est liée elle-même pour se préserver de toute tentation d'ajouter quoique ce soit au dépôt de la révélation. Par la fixation du canon, l'Eglise se proclamait Eglise de l'Ecriture ".

Comment ne pas voir là l'œuvre du Saint-Esprit, donnant à toutes les générations chrétiennes un fondement solide pour la foi, " afin que nous reconnaissions la certitude des enseignements que nous avons reçus " (Luc 1 :4).

Le canon du Nouveau Testament dans l'histoire

Au contraire l'Ancien Testament, où la question des livres apocryphes divise catholiques et protestants, le Nouveau Testament, tel que l'Eglise du IVème siècle l'a défini, n'a connu ni variations, ni disputes. Tout au long de l'histoire de l'Eglise, les chrétiens ont reconnu le caractère inspiré des 27 livres qui nous ont été transmis. Il faut cependant signaler que certains penseurs chrétiens n'ont pas mis tous les livres du Nouveau Testament sur le même plan. Luther, par exemple, a traité l'épître de Jacques d'" épître de paille ", parce qu'elle semble s'opposer à la doctrine du salut par la foi. A ses yeux, les Evangiles, les épîtres aux Romains et aux Galates avaient une plus grande autorité que les autres livres. C'est là une attitude subjective que l'on peut comprendre dans le cas de Luther, à cause du combat qu'il menait, mais qui ne peut fonder l'enseignement de l'Eglise. Le Nouveau Testament est tel que Dieu nous l'a donné. Nous devons le recevoir tout entier, sans rien y ajouter (aucune prétendue " révélation " ultérieure comme celles des fondateurs de sectes ne peut s'opposer au message des apôtres), et sans rien retrancher. Il se peut que tel livre nous parle davantage personnellement, que nous lisions plus volontiers certaines pages que d'autres ; mais nous devons reconnaître l'autorité de tout le Nouveau Testament Ecriture Sainte et Parole de Dieu. Nous n'avons pas à choisir ce qui nous plait, mais à accepter ce que Dieu nous donne.

Le canon du Nouveau Testament (Josué Matthieu)

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 8:09

Le canon du Nouveau Testament

Le canon est pour nous la liste des livres inspirés, reconnus comme " Ecriture Sainte ". Le canon du Nouveau Testament contient 27 livres. Il n'est pas surprenant que les quatre Evangiles en fassent partie puisqu'ils contiennent les récits de la vie de Jésus, ainsi que ses paroles. Mais on sait que d'autres " évangiles " ont été écrits. Il faut alors se poser la question : " Pourquoi ces quatre-là et pas les autres ? ". Cette question se pose également en ce qui concerne les épîtres, puisque les apôtres ont écrit d'autres lettres que celles qui font partie du Nouveau Testament.

Nous sommes beaucoup mieux renseignés sur la formation du canon du Nouveau Testament que sur celle du canon de l'Ancien. En effet, nous connaissons de nombreux ouvrages d'auteurs chrétiens du IIè siècle (et même de la fin du Ier siècle), si bien que nous savons comment le problème s'est posé à l'Eglise de cette époque et pourquoi elle n'a retenu que les 27 livres du Nouveau Testament.

Nous pouvons croire que la formation du Nouveau Testament s'est faite sous la conduite du Saint-Esprit. S'il a plus à Dieu de faire connaître le message de son Fils au moyen d'un livre, le Nouveau Testament, il faut que ce livre soit digne de confiance. La seule sagesse humaine ne pouvait suffire ni pour écrire les livres, ni pour les mettre à part et les réunir en un volume. Mais Dieu a veillé à ce que les livres dans lesquels l'Evangile de Jésus-Christ et son enseignement nous sont transmis fidèlement soient clairement reconnus.

Des livres isolés du Nouveau Testament

Nous avons vu, dans les deux dernières études, comment chaque livre du Nouveau Testament a été écrit (dans la mesure de ce que nous pouvons en savoir - ce qui peut être beaucoup, comme dans le cas de la 1ère épître aux Corinthiens, ou peu comme dans celui de l'épître aux Hébreux).

Chaque livre a été écrit séparément. les auteurs, les destinataires, les dates, les circonstances varient d'un livre à l'autre. Nous savons cependant que tous les livres qui composent le Nouveau Testament ont été écrits dans la seconde moitié du Ier siècle - les premières épîtres de Paul ayant été rédigées vers l'an 50. Il n'est pas impossible que des recueils de paroles de Jésus aient déjà existé à cette date, mais nous ne pouvons avoir aucune certitude à ce sujet. Il ne fait pas de doute que le souvenir de ces paroles était transmis oralement par les apôtres, puis par d'autres chrétiens, depuis la Pentecôte. Nous en avons un exemple dans Actes 20:35.

Dès la fin du Ier siècle, les chrétiens reconnaissaient comme Ecriture inspirée certains au moins des livres du Nouveau Testament : dans 1 Timothée 5 :18, nous avons une citation de Luc 10 :7, groupée avec un verset du Deutéronome et introduite par les mots : " Car l'Ecriture dit ". Dans 2 Pierre 3 :15 et 16, Pierre parle des lettres de Paul comme faisant partie des Ecritures. A la fin du Ier siècle (vers 96), Clément de Rome mentionne la première épître aux Corinthiens et parle des " paroles du Seigneur Jésus ". Vers le début du IIème siècle, l'épître de Barnabas cite la parole de Jésus : " Il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus ", en déclarant : " il est écrit ".

Divers témoignages de la première moitié du IIème siècle montrent que les livres des apôtres étaient lus dans les Eglises (Justin Martyr parle des " mémoires des apôtres et de leurs disciples ").

D'une Eglise à l'autre

Il a fallu un temps assez long pour que les différents livres du Nouveau Testament soient connus de toutes les Eglises de l'Empire Romain. Sous le règne de Rome, les communications étaient bonnes, mais lentes. Les livres ne pouvaient être copiés qu'à la main, ce qui représente un travail laborieux. Seuls les riches étaient en mesure d'acheter des livres.

On ne peut donc imaginer les premiers chrétiens diffusant dans le monde entier les écrits des apôtres dont ils avaient connaissance.

Pourtant, peu à peu, les Evangiles et les épîtres ont circulé d'une Eglise à l'autre : Prenons le cas de l'Eglise de Rome dans les années 70. Les chrétiens de cette ville connaissaient au moins l'épître aux Romains et l'Evangile de Marc. Ces livres étaient lus au cours des cultes. Des chrétiens d'une autre Eglise, de passage à Rome, entendent cette lecture. Ils veulent faire connaître ces ouvrages à leur Eglise et demandent à en faire une copie. Ailleurs, c'est peut-être la persécution qui a obligé des chrétiens à cher cher un refuge dans une autre ville, emportant avec eux une copie d'une épître ou d'un Evangile. Ainsi, peu à peu, des recueils des écrits des apôtres se sont constitués, principalement dans les grands centres chrétiens comme Rome, Alexandrie, Antioche, Césarée ou Ephèse. Ces recueils étaient d'abord incomplets, par rapport au Nouveau Testament. Mais bientôt l'ensemble des livres que nous connaissons se sont retrouvés groupés et répandus dans tout l'empire romain. On trouve des citations de presque tous les livres du Nouveau Testament dans les ouvrages d'auteurs chrétiens vers le milieu du IIème siècle.

Il faut signaler que dans certaines Eglises, on connaissait et on lisait d'autres livres chrétiens qui n'ont pas été admis dans le Nouveau Testament.

Les livres chrétiens non-canoniques

On sait, généralement par des citations, car le texte complet a souvent été perdu, que d'autres évangiles ont été écrits, outre ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean. L'un d'entre eux, " l'Evangile selon Saint-Thomas ", nous est maintenant mieux connu, car on en a trouvé une copie, dans une traduction copte, en 1946 en Egypte. Il s'agit d'un recueil de paroles de Jésus, dont une partie reproduit des passages de nos Evangiles, alors qu'ailleurs ce sont des Evangiles apocryphes qui sont cités (Evangile selon les Hébreux, par exemple) ; cependant certaines paroles de Jésus sont inédites. On pense que ce livre a été écrit en Syrie au IIème siècle.

Parmi les autres ouvrages qui ont été lus et respectés par de nombreux chrétiens au IIème siècle, on peut citer :

L'épître de Clément de Rome à l'Eglise de Corinthe (vers 96). Clément s'inspire de l'enseignement de Paul, de Jacques et de l'épître aux Hébreux. Sa lettre était lue lors des cultes de l'Eglise de Corinthe vers 170.

La Didaché (ou Enseignement des douze apôtres) est un recueil de préceptes de morale chrétienne et d'instructions sur le baptême, la cène et les pasteurs, datant du début du IIème siècle.

L'épître de Barnabas, qui a quelques points communs avec l'épître aux Hébreux, a sans doute été écrite à Alexandrie vers 130.

Le Pasteur d'Hermas, ouvrage du IIème siècle, par Hermas, frère de l'évêque Pie de Rome. C'est une sorte d'Apocalypse.

L'Apocalypse de Pierre, qui contient deux visions, l'une du ciel, l'autre de l'enfer. Elle a été écrite vers 150.

Ces livres jouissaient d'une haute estime dans certaines Eglises au moins, puisque des auteurs chrétiens du IIème ou du IIIème siècle les classent dans l'Ecriture Sainte.

Parmi les autres ouvrages du IIème siècle qui ont exercé une grande influence dans l'Eglise, on peut citer les épîtres d'Ignace d'Antioche, celle de Polycarpe, évêque de Smyrne, les apologies de Justin, etc...

La formation du canon

Ce n'est pas tant l'existence de ces différents livres que la position prise par certains hérétiques qui a obligé l'Eglise à définir le canon du Nouveau Testament. Deux erreurs opposées menaçaient l'Eglise : celle de Marcion qui rejetait l'Ancien Testament, qu'il attribuait à un autre Dieu que celui de Jésus. Il ne gardait du Nouveau Testament que Luc et Paul (les autres livres lui paraissant trop " juifs "). Pour lutter contre lui, les docteurs de l'Eglise comme Irénée ont affirmé l'inspiration de l'ensemble du Nouveau Testament.

A l'inverse, Montan, se prétendant inspiré par le Sain t-Esprit, menaçait d'ajouter aux Ecritures des ouvrages bien postérieurs aux autres. Il a bien fallu que l'Eglise d'alors trace une limite.

La première liste de livres reçus est le " canon de Muratori ", un document latin de 170 environ, malheureusement en mauvais état. Il nous fait connaître quels étaient les livres reçus comme inspirés par l'Eglise de Rome dans la deuxième moitié du IIème siècle. L'épître aux Hébreux n'y est pas citée (l'état du texte ne permet pas de savoir si Jacques et II Pierre sont inclus).

Au début du IIIème siècle, Clément d'Alexandrie a écrit un commentaire sur tous les livres du Nouveau Testament, à l'exception de Jacques, II Pierre et III Jean. Mais Clément reconnaissait comme inspirés le Pasteur d'Hermas et l'Apocalypse de Pierre.

A cette époque, la très grande majorité des Eglises reçoit l'ensemble des livres du Nouveau Testament. Ici et là des doutes subsistent sur tel ou tel livre, principalement Jacques, II Pierre, II et III Jean, mais aussi l'épître aux Hébreux, surtout en occident, alors qu'en Syrie et en Palestine, c'est l'Apocalypse qui est en question. Les autres livres, tels Clément de Rome, Hermas, la Didaché, l'Apocalypse de Pierre sont jugés utiles, mais non inspirés (c'est ce que déclare le grand théologien Origène au IIIème siècle).

Peu à peu, l'accord se fait dans toutes les Eglises sur les livres dont l'autorité est reconnue et ceux qui doivent être rejetés. Au IVème siècle, le Nouveau Testament est définitivement formé. En 367, Athanase d'Alexandrie utilise le terme " canonique " pour désigner les 27 livres du Nouveau Testament. Au concile de Carthage en 397, ces mêmes livres sont déclarés " Ecritures divines ". Il est décrété que seuls ces livres doivent être lus dans les Eglises comme Ecriture Sainte.

Un grand laps de temps s'est écoulé entre la rédaction des livres du Nouveau Testament et la déclaration officielle de l'Eglise reconnaissant leur caractère inspiré (à l'exclusion de tout autre ouvrage). Mais il ne faut pas oublier que l'autorité de ces livres, à quelques exceptions près, s'était imposée à la quasi-totalité des Eglises depuis longtemps déjà. Le concile de Carthage n'a fait que reconnaître un état de fait.

Les critères de la canonicité

Sur quelles bases l'Eglise des premiers siècles s'est-elle fondée pour distinguer les livres inspirés des autres ? Nous croyons que le Saint-Esprit l'a dirigée dans ce choix, puisque de lui dépendait la foi de tous les croyants à venir. Mais le Saint-Esprit parle à l'intelligence des hommes pour leur donner le discernement. Ce discernement s'est exercé en tenant compte de trois facteurs :

a) le consensus de toutes les Eglises : les livres qui étaient lus partout et dont l'autorité était reconnue dans la quasi totalité des Eglises ont été admis dans le canon. Cela montre bien que l'autorité du Nouveau Testament s'est imposée d'elle-même, avant toute déclaration officielle.

Nous avons remarqué que certains livres du Nouveau Testament ont été plus difficilement acceptés ici et là. Mais il s'agit d'exceptions et les Eglises qui hésitaient ont fini par se ranger à l'avis du plus grand nombre. Les raisons de ces hésitations sont diverses : dans le cas de Jude, II Pierre ou III Jean, c'est leur brièveté qui les faisait juger de peu d'importance. On les lisait rarement dans les cultes, on les faisait circuler moins volontiers d'une Eglise à l'autre. Elles ont donc été connues plus tardivement dans certaines villes. L'Apocalypse devait à son caractère particulier de susciter de la méfiance, tant il était différent des autres livres du Nouveau Testament. Là où on n'était pas sûr que son auteur était l'apôtre Jean, on restait réservé à son égard. C'est aussi parce que l'on ne connaissait pas son auteur, que l'épître aux Hébreux est restée pour certains en marge du canon. Ceci nous amène au deuxième critère.

b) le caractère apostolique des livres du Nouveau Testament. Seuls ont été admis dans le canon les livres remontant aux apôtres eux-mêmes, soit écrits par eux (épîtres de Paul, Pierre et Jean), soit écrits par d'autres, mais sous leur contrôle (Marc, compagnon de Pierre, par exemple). Nous verrons plus bas l'importance de ce critère.

c) la valeur spirituelle de ces livres. Calvin écrit par exemple : " Dieu, par son admirable conseil, a fait que par un consensus public, tous les autres écrits ayant été répudiés, il ne restât plus que ceux-là seuls dans lesquels éclate sa majesté". Ce critère peut paraître subjectif. comment être sûr de ne pas se tromper en préférant un livre à un autre, en y discernant 1a majesté divine ? Et pourtant le recul du temps montre bien que l'Eglise des premiers siècles ne s'est pas trompée. Les évangiles apocryphes, par exemple, font de Jésus un faiseur de miracles, souvent gratuits, plutôt que Celui qui révèle l'amour de Père. Les livres non-canoniques, s'ils contiennent un enseignement parfois utile, retombent soit dans le légalisme (la Didaché), soit dans des visions incontrôlables (le Pasteur d'Hermas).

La tradition de l'Eglise et l'Ecriture Sainte

La formation du canon nous pose une question. Si c'est l'Eglise des premiers siècles qui l'a fixé, ne peut-on pas dire, avec l'Eglise Catholique Romaine, que l'autorité de l'Eglise est égale à celle du Nouveau Testament, que la tradition de l'Eglise a priorité, au moins dans le temps, sur l'Ecriture ?

Il faut reconnaître le rôle joué par la tradition orale dans l'Eglise primitive, surtout avant la rédaction du Nouveau Testament. Le message des apôtres a d'abord été prêché et enseigné de vive voix avant d'être écrit. Vers le milieu du IIème siècle, Papias, évêque de Hiérapolis, déclarait : " Je ne pensais pas pouvoir retirer autant de profit de la lecture des livres que des déclarations d'une voix vivante et pré sente". Mais Papias avait personnellement entendu l'apôtre Jean de son vivant. Cette rencontre l'avait marqué.

Dans un monde où l'écriture était largement répandue mais où les livres étaient chers et difficiles à reproduire et à diffuser, on transmettait plus volontiers un message oralement que par écrit.

C'est ce qui explique que les premiers chrétiens n'aient pas éprouvé le besoin d'avoir des Evangiles écrits dès la naissance de l'Eglise à la Pentecôte. On pouvait entendre les apôtres - et on pouvait se fier à sa mémoire plus que nous ne pouvons le faire aujourd'hui, habitués que nous sommes à tout mettre par écrit.

Tant que les apôtres étaient en vie, la tradition orale suffisait dans bien des cas à répandre la Bonne Nouvelle. En cas de doute, on pouvait faire appel à ceux qui avaient reçu le message du Seigneur lui-même. Il faut cependant noter que, très tôt, les apôtres ont jugé bon d'écrire des lettres aux Eglises dont ils étaient séparés et que l'Evangile a été mis par écrit moins d'une génération après la mort de Jésus.

Mais quand les apôtres, témoins de ce que Jésus avait fait et dit, ont commencé à disparaître, pouvait-on continuer à se fier à un message transmis oralement, donc susceptible de déformations ? Les apôtres n'étaient plus là pour assurer que la prédication et l'enseignement de l'Eglise étaient bien conformes à ceux de Jésus. Pour éviter de s'écarter de " la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes " (Jude 3), pour garder " le bon dépôt " (2 Timothée 1 :14), l'Eglise a été amenée à se donner à elle-même une règle, qui n'était autre que le témoignage des apôtres, mais écrit, donc fixé, immuable.

Les apôtres en effet ont joué un rôle irremplaçable dans la révélation. Dieu s'est révélé à un moment donné de l'histoire dans la personne de son Fils. Pour que les générations futures puissent connaître cette " Parole de Dieu " (Jean 1 :1-14 ; Hébreux 1 :1 ), il fallait que les témoins des actes et des paroles de Jésus les transmettent à d'autres (Luc 1 :2 ; Jean 21 :24 ; 1 Jean 1 :1-4). Rien ne pouvait remplacer ce témoignage apostolique ; en tant que témoins de Jésus, les apôtres ne pouvaient avoir de successeurs. Pour que leur témoignage ne disparaisse pas avec eux, il fallait qu'il soit écrit. Le Nouveau Testament, c'est ce témoignage écrit. C'est la seule tradition vraie et sûre, puisque c'est par elle que nous a été transmis ce que Jésus a fait et dit.

En fixant le canon du Nouveau Testament, l'Eglise d'autrefois a reconnu une autorité qui lui était supérieure, à laquelle elle devait sans cesse se référer. " Loin de pro clamer sa propre autorité, l'Eglise a en réalité accompli un acte de soumission et d'humilité. Elle s'est liée elle-même pour se préserver de toute tentation d'ajouter quoique ce soit au dépôt de la révélation. Par la fixation du canon, l'Eglise se proclamait Eglise de l'Ecriture ".

Comment ne pas voir là l'œuvre du Saint-Esprit, donnant à toutes les générations chrétiennes un fondement solide pour la foi, " afin que nous reconnaissions la certitude des enseignements que nous avons reçus " (Luc 1 :4).

Le canon du Nouveau Testament dans l'histoire

Au contraire l'Ancien Testament, où la question des livres apocryphes divise catholiques et protestants, le Nouveau Testament, tel que l'Eglise du IVème siècle l'a défini, n'a connu ni variations, ni disputes. Tout au long de l'histoire de l'Eglise, les chrétiens ont reconnu le caractère inspiré des 27 livres qui nous ont été transmis. Il faut cependant signaler que certains penseurs chrétiens n'ont pas mis tous les livres du Nouveau Testament sur le même plan. Luther, par exemple, a traité l'épître de Jacques d'" épître de paille ", parce qu'elle semble s'opposer à la doctrine du salut par la foi. A ses yeux, les Evangiles, les épîtres aux Romains et aux Galates avaient une plus grande autorité que les autres livres. C'est là une attitude subjective que l'on peut comprendre dans le cas de Luther, à cause du combat qu'il menait, mais qui ne peut fonder l'enseignement de l'Eglise. Le Nouveau Testament est tel que Dieu nous l'a donné. Nous devons le recevoir tout entier, sans rien y ajouter (aucune prétendue " révélation " ultérieure comme celles des fondateurs de sectes ne peut s'opposer au message des apôtres), et sans rien retrancher. Il se peut que tel livre nous parle davantage personnellement, que nous lisions plus volontiers certaines pages que d'autres ; mais nous devons reconnaître l'autorité de tout le Nouveau Testament Ecriture Sainte et Parole de Dieu. Nous n'avons pas à choisir ce qui nous plait, mais à accepter ce que Dieu nous donne.

L'Apocalyspse révélé, expliqué. (Josué Matthieu)

Par José Matthieu, 04/05/2009 à 6:16

"L’APOCALYPSE"  

Étude et réflexion  par le pasteur Léopold Guyot

Introduction

Lorsque nous parlons de l'Apocalypse nous pensons invariablement à des événements tragiques, catastrophiques.
Cependant le mot "Apocalypse" titre du livre, est la traduction du mot grec Apokalupsis, dont la signification est RÉVÉLATION.
Le titre complet et conforme du livre est : RÉVÉLATION DE JÉSUS-CHRIST. (verset 1er)
J'ai lu et relu des dizaines de fois et je relis encore ce livre mystérieux mais aussi passionnant et plein d'espérance, car il faut rappeler le but pour lequel il a été donné à l'apôtre Jean :

Révéler le Seigneur Jésus-Christ au jour de sa gloire et montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt.

L'étude qui suit n’a pas la prétention de tout expliquer. Elle est le résultat d’une réflexion personnelle concernant un livre qui laisse la porte ouverte à de nombreuses interprétations.
C'est avec beaucoup d'humilité que je m' efforce, par cette étude, d'apporter ma modeste contribution à la compréhension de la "prophétie" communiquée à l'apôtre Jean, sous la forme de visions qu'il lui a été ordonné d'écrire dans un livre.
 Je suis conscient de mes limites, mais je veux surtout partager avec ceux qui me liront, des choses qui m'ont fait entrer plus avant dans la connaissance de Dieu, l'Éternel tout-Puissant, infiniment saint, sage, juste et bon, et dans la connaissance de son Fils, Jésus-Christ, notre merveilleux Sauveur, l'Agneau de Dieu, notre puissant et glorieux Seigneur qui vient pour nous faire partager sa gloire et son règne.
Puissent ces pages vous encourager à lire le livre de l'Apocalypse et à en recevoir la bénédiction promise.

Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche. Apocalypse 1:3

L'Apocalypse

L’Apokalupsis, la révélation, ne consiste pas en un exposé littéraire des événements qui y sont décrits, c'est surtout une révélation spirituelle et surnaturelle donnée à l’apôtre Jean, par le Seigneur lui-même. C'est le dévoilement de choses qui sont et d'autres qui doivent arriver. 

Lorsque nous lisons l'Apocalypse, nous devons tenir compte que les révélations successives données à Jean, ne s'accomplissent pas dans un ordre chronologique, dans le temps. Il y des choses qui sont révélées avant d'autres, mais qui ne s'accomplissent qu'après. La révélation est comme une fenêtre qui s’ouvre sur une connaissance soudaine, un faisceau de lumière qui balaie une situation et déchire le voile qui entoure des événements surnaturels cachés dans la pensée de Dieu pour nous en révéler à la fois la teneur et l'accomplissement.

L’apôtre Jean a reçu cette révélation, à un moment précis de l’histoire de l’Église, en butte à la persécution et à la séduction  des fausses doctrines . Il se trouvait à Pathmos, en exil, à cause du témoignage de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. Jean était l’ancien (2ème et 3ème épîtres de Jean v.1) des églises d’Asie, auxquelles les sept lettres (ou messages divins), vont être adressées. C’est le Seigneur Jésus-Christ lui-même, le Seigneur de l’Église qui révèle et qui se révèle.

C’est la révélation de Jésus-Christ. Apoc.1.1

Christ est le personnage principal de l’Apocalypse, comme d’ailleurs de la Bible entière. Les Écritures rendent témoignage de Lui. (Jean 5.39). Si nous voulons y trouver autre chose que la gloire du Seigneur et le dessein éternel que Dieu nous a préparé en son Fils Jésus , nous échouerons dans la recherche de la connaissance réelle des plans divins. Il faut que les Écritures nous fassent découvrir Jésus le Christ, le Fils de Dieu et en Lui et par lui l’accomplissement des desseins du Père, pour l’Église et le monde nouveau à venir, le royaume éternel de Dieu. 

Il est bon que nous ayons la vision du Seigneur couronné de gloire et d’honneur (Hébreux 2:9), puissant, glorieux et par certains côtés, redoutable : Apoc.1:17. 

La révélation vient de Dieu, elle est donnée au Seigneur Jésus-Christ, qui la transmet par un ange, à son serviteur Jean : Apoc.1:1

Cet ange, compagnon de service de l'apôtre, va l'accompagner tout au long de cette majestueuse révélation et lui faire comprendre les différents aspects de la prophétie. Jean à reçu la révélation par le moyen de visions. Ravi en esprit, sortant de son contexte naturel, il va entrer dans le monde des choses invisibles du royaume de Dieu. L’apocalypse c’est une vision, ou plusieurs visions, dans lesquelles l'apôtre reçoit le message divin pour le transmettre aux églises, c’est à dire à l’Église. 

L’Apocalypse met en évidence l’association de ceux que je nomme «LES TROIS » :

· Dieu, le Père, Celui qui était, qui est et qui vient, le Tout-Puissant.
· Le Fils de Dieu, le témoin fidèle, le premier né (ressuscité) des morts, le prince des rois de la terre.
· L’Esprit de Dieu dans toute sa plénitude, les sept esprits de Dieu.

L’apocalypse renferme des expressions très fortes. C’est une révélation particulière des choses de Dieu dans leur finalité. L’apocalypse, dernier livre de la Bible, va clore LE LIVRE de la révélation de Dieu aux hommes.

Apocalypse = révélation = dévoilement

L’apocalypse est un livre ouvert pour montrer des choses qui sont et d'autres qui doivent arriver. « Ne scelle pas… Apoc.22.10 » Apoc. 1:1 et 12:6
Il s'agit de "montrer", de révéler les choses par un éclairage particulier, surnaturel, mettant progressivement en lumière les différentes parties d’un tableau, jusqu’à ce que l’ensemble nous apparaisse dans sa construction harmonieuse .
Les événements qui y sont décrits ne le sont pas forcément dans une suite chronologique. Ils s'emboîtent plutôt comme les pièces d'un puzzle.
La description des visions successives forme un livre qui va être communiqué à l’Église du Seigneur Jésus-Christ

« Ce que tu vois, écris le dans un livre et envoie le aux églises. » Apoc.1.11

Le livre est le  message destiné :
· à l’Église en général,
· à chaque église en particulier,
· à chaque racheté personnellement : « à celui qui entend… » 1.3

En Apocalypse 2 et 3, chaque église est identifiée : son nom, ses particularités, sa situation géographique, ses oeuvres, ses qualités, ses défauts.
C’est le «dévoilement » de l’Église vivant sur la terre, telle que le Seigneur de l'Église la voit, telle qu'elle est en réalité.
Celui dont les yeux sont comme une flamme de feu, qui marche au milieu des églises, comme le Seigneur au milieu du peuple qui lui appartient, discerne au delà des apparences et il connaît parfaitement chacun de ceux qui composent son troupeau, comme un berger connaît chacune de ses brebis. (Ézéchiel 34.12)

Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Hébreux 4:13

Ravi en esprit au jour du Seigneur Apoc.1.10

La première vision donnée à l’apôtre , est celle du Seigneur Jésus-Christ dans son jour : le jour du Seigneur, c'est à dire tel qu'Il apparaîtra dans sa gloire.

Alors on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire. Marc 13:26

C’est une vision majestueuse et terrible, glorieuse et saisissante, insoutenable, car elle révèle "le Seigneur de l’Église" qui vient pour exercer son jugement, premièrement sur sa maison (c’est le message aux sept églises), puis sur le monde, sur les nations.
Il ne vient plus comme l’humble fils de l’homme qui va offrir sa vie en sacrifice pour nous sauver, mais comme le puissant Fils de Dieu qui entre dans son règne glorieux, comme le Juge et le Seigneur, le Roi souverain suprême, devant qui tout genoux doit fléchir. Il parait pour le jugement et le règne incontestable.
Jean ne peut supporter la vision. Il a besoin d’être fortifié surnaturellement pour se tenir debout et discerner chaque aspect de la personne du Seigneur, dont il donne une description très symbolique !

. Le Seigneur marche  au milieu des églises, il en est le Souverain Seigneur et le Sauveur. Toutes les églises du monde et de tous les siècles, ont pour fondement et source de vie, le Seigneur Jésus-Christ. Il est le Chef de son Église.
. Toutes ses églises sont autant de chandeliers, auxquels il communique la véritable lumière, pour un témoignage efficace sur la terre.

. Il est la Parole vivante, faîte chaire. La parole qui sort de sa bouche est pénétrante, puissante, efficace, éternelle. C'est la véritable parole de Dieu

. Ses yeux sont comme une flamme de feu. Il connaît parfaitement chacune de ses églises et chacun de ses rachetés. C'est le berger attentif qui suit des yeux chacune de ses brebis.

. Ses pieds, comme de l’airain ardent, sont le symbole du jugement purificateur qui l’accompagne.

. Sa voix est majestueuse et impressionnante. Elle implique le respect et l’obéissance.

. Son visage reflète la gloire de Dieu et ses cheveux, blancs comme de la neige sont la marque de son éternité. Il est celui qui vit éternellement, le vivant, l’être immuable. Ni la mort, ni le temps, ni les circonstances n’ont de pouvoir sur lui. Il est l’être invariable et éternel.

Voici donc notre Sauveur et Seigneur, celui en qui nous croyons sans l’avoir vu, celui que nous aimons et dont nous attendons la venue. Celui qui parle à son Église.

Le message du Seigneur aux églises

L ‘Apocalypse, dans son ensemble, est le message que le Seigneur envoie à son Église en général, depuis sa création jusqu'à son enlèvement, l'Église traversant les siècles et les générations.
Les sept lettres adressées en particulier à des églises locales, décrivent sans concession, à la fois : les diverses situations dans lesquelles elles se trouvent, les œuvres qui sont les leurs, leur état spirituel bon ou moins bon, avec des encouragements, des reproches, des avertissements et des exhortations.
Si nous pouvons situer historiquement chacune des églises citées, il est préférable de reconnaître que le message qui leur est adressé va bien au delà de leur histoire et nous concerne aussi.

L’Apocalypse est un message prophétique envoyé "aux églises", à toutes et dans tous les siècles, jusqu'au retour du Seigneur.

Nous devons toujours nous efforcer d’aller à l’essentiel. Le plus important c’est le message et son auteur, LE SEIGNEUR DES EGLISES qui parle par son Esprit : « Ce que l’Esprit dit aux églises. »
L’apôtre Jean est le serviteur à qui le Seigneur va donner la prophétie destinée à l’Église de Jésus-Christ, dans des circonstances très particulières.
Il va recevoir le message, la parole prophétique de Dieu, retentissant comme le son d’une trompette (Esaïe 58.1) réveillant les églises. C’est le Saint-Esprit qui parle, il est impératif d’être attentif à ce qu’il dit :

« Que celui qui écoute comprenne ce que l’Esprit dit aux églises. »

Le mystère des sept étoiles et des sept chandeliers d’or.

Plusieurs mystères sont révélés dans le livre de l’Apocalypse. Un mystère est une chose cachée, voilée.
En ce qui concerne les mystères du royaume de Dieu, ils sont révélés par le Seigneur à ses disciples. Matthieu 13.11
L’apocalypse n’est pas un livre scellé (22.10) quoique certaines choses doivent être tenues cachées jusqu’à leur accomplissement. (Daniel 12.4,9 – Apoc.10:4)
Des différents mystères dont il est fait mention dans le Nouveau Testament, le plus important est « le mystère de Christ ». Romains 16:25 – Éphésiens 1:9;  3:6;  5:32
Lors de son apparition à Jean, le Seigneur parle du mystère des sept étoiles et des sept chandeliers d'or en précisant ce que cela représente.

Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises. Apoc.1.20

Les messagers des sept églises.

Chaque lettre est adressée à l’ange de l’église de … « Ecris à l’ange… »
L'apôtre Jean doit écrire le message reçu et l'envoyer à l'ange de chaque église. Les anges dont il est question ici sont les personnages qui vont recevoir une lettre manuscrite qu’ils devront lire à l’assemblée dont ils ont la responsabilité. Il y a celui qui lit…et ceux qui entendent…Apoc.1.3
Dans ce texte, le terme « ange = messager » désigne donc les responsables des églises à qui les lettres sont adressées.
Le Seigneur n’aurait pas fait écrire à son apôtre, une lettre manuscrite pour l’envoyer à un être céleste ! Dieu procède en général, d’une autre manière pour transmettre ses ordres aux anges qui doivent en être les messagers. Ex. Daniel, Corneille, etc.
En ce qui concerne le mot « étoile », voir aussi Daniel 12:3 : « Ceux qui auront enseigné la justice brilleront comme des étoiles. »
De même que les sept chandeliers sont le symbole des sept églises, portant la lumière du témoignage de Christ, les sept étoiles tenues dans la main du Seigneur, sont le symbole des messagers des églises à qui sont destinées les lettres, des messagers qui sont dans la main du Seigneur.
Il est important de comprendre que la lettre est adressée "au messager" et que certains reproches ou encouragements, concernent en premier "le responsable de l'église"

Les chandeliers sont les églises

Nous devons être conscients que l'église dans une ville, une commune, un quartier, est un chandelier du Seigneur.
Elle naît à partir de deux ou trois personnes et devient une lampe allumée pour faire briller la lumière, c'est à dire rendre témoignage à celui qui dit : Je suis la lumière du monde.
L'église doit donc refléter par la conduite de ses membres la lumière, la nature de son Sauveur et Seigneur Jésus-Christ 
Dans chaque introduction aux lettres, le Seigneur qui en est l’auteur se présente en fonction de la situation des églises, révélant à chacune un aspect de sa personne.
Il veille sur ses églises dispersées dans le monde et à travers toutes les générations. Il est présent, actif, vigilant, attentif.

Comme un pasteur inspecte son troupeau quand il est au milieu de ses brebis éparses, ainsi je ferai la revue de mes brebis, et je les recueillerai de tous les lieux où elles ont été dispersées au jour des nuages et de l’obscurité. Ézéchiel 34:12 

Chaque lettre précise une situation particulière. Les encouragements et les reproches ne sont pas figés dans un temps ou un lieu donnés. Nous y trouvons un message valable pour les églises de toutes les époques et de toutes nationalités.
Les messages du Seigneur à ses églises font apparaître « une appréciation de valeur » au sujet de leurs œuvres et de leur situation spirituelle. C’est comme une sorte de jugement préventif, des avertissements, auquel chacun doit être attentif.
Ce sont des lettres dont le contenu est simple, précis, sans qu'il y ait besoin de commentaires particuliers.
Chaque lecteur est placé en face d'une réalité qui lui est propre. Il peut se reconnaître et comprendre ce que le Seigneur lui demande afin d'en faire bon usage.
A nous d’y être attentifs : "Que celui qui entend, comprenne ce que l’Esprit dit aux églises."
Comme il est encore écrit dans le livre du prophète Daniel  : « Ceux qui ont de l’intelligence comprendront. » (12:10)

Pour une étude plus détaillée des sept lettres aux églises, voir : Sommaire "Apocalypse" dans "pasteurweb"
Ici je résume en quelques lignes la pensée concernant chaque église.

Ephèse, dont le comportement et les œuvres semblent exemplaires, mais à qui le Seigneur reproche d'avoir abandonné son premier amour. 2:2-4
Nous pouvons accomplir beaucoup de choses, mais seules celles qui sont motivées par un amour profond et réel pour le Seigneur, ont une vraie valeur. Nous devons veiller sur nos motivations.
A l’église d’Ephèse, le Seigneur se présente comme celui qui détient le pouvoir : « Il tient dans sa main droite les responsables des églises… ». C'est aussi lui qui a l’autorité « Celui qui marche au milieu des églises… » Le Seigneur qui dirige son peuple, le berger qui se tient au milieu de son troupeau.

Smyrne, l'église affligée et pauvre, mais sur laquelle le Seigneur veille et à qui il réserve une glorieuse récompense.
Il se montre à elle comme celui par qui tout commence et tout finit, celui qui triomphe même de la mort.
Souffrir pour notre attachement fidèle au Seigneur est une vérité que beaucoup semblent avoir oubliée. Mais au delà de toute souffrance, il y l'espérance de la victoire.

Pergame, l'église qui a dans son sein des martyrs, qui vit dans un milieu difficile, qui tient bon, malgré la persécution, mais qui accepte le compromis.(2.14) C'est une situation que l'on retrouve hélas dans d'autres églises. 1 Corinthiens 5:6-8
Pour elle le Seigneur se révèle comme celui qui tient l'épée à deux tranchants et nous comprenons ce que cela veut dire.

Thyatire,  a de grandes qualités : l'amour, la foi, le zèle, la constance, la persévérance…
Cependant elle encourt les reproches du Seigneur à cause de son laxisme. Ses dirigeants laissent une femme corrompue séduire et entraîner dans le péché, certains membres influents de l'église.
Le Seigneur va être sévère et manifester son jugement à la vue de tous, afin que toutes les églises sachent qu'il connaît toutes choses et qu'il juge sévèrement. C'est pour cela qu'Il vient vers elle comme celui dont les yeux sont comme une flamme de feu et les pieds semblables à de l'airain embrasé.

Sardes, l'église des apparences ! Certains comportements ou activités peuvent donner le change aux hommes, mais on ne trompe pas le Seigneur des églises, celui qui a les sept esprits de Dieu : la plénitude de la connaissance et de la sagesse divine, et qui tient les messagers dans sa main droite. Tout ministère utile vient de Lui.
Cependant, il se trouve quelques personnes fidèles qui se préservent des souillures. Même dans un milieu défavorable, on peut se préserver.

Philadelphie, l'église sans grande puissance aux yeux des hommes, mais fidèle à la Parole de Dieu, placée dans une situation de victoire et gardée de la séduction, à cause de son attachement aux paroles de son Maître qui vient vers elle comme Celui qui a autorité pour ouvrir et fermer.

Laodicée, l'église de l'autosatisfaction qui se croit riche, mais qui en réalité est pauvre, car elle ne possède pas les véritables richesses : la foi, la pureté et la vision spirituelle des choses de Dieu.
Une église tiède, routinière dans ses pratiques. Ses membres ne sont pas des incroyants (froids) ni des disciples remplis de l'Esprit (bouillants)
D'après ce passage, il ne peut y avoir de sécurité à être tiède : "Je te vomirai de ma bouche !"
C'est ce que dit Celui qui donne la vie et par qui s'accomplit toute la Parole de Dieu.

Nous retrouvons plusieurs constantes dans les lettres aux sept églises :
· Un appel à être attentif au message divin, car c'est l'Esprit de Dieu qui parle.
· Un autre appel, à la repentance, qui s'il est entendu évite le jugement.
· Toujours une promesse pour les vainqueurs, dans des situations différentes.

Apocalypse = révélation 

Jean a reçu plusieurs révélations :
· La révélation du Fils de Dieu en son jour. Le jour du Seigneur.
· La révélation de l’état réel des églises, au delà des apparences.
· La révélation de la situation du monde, justifiant son jugement.
· La révélation des desseins du Dieu Éternel et Tout Puissant, pour son peuple Israël, pour l'Église de Christ, pour les nations et pour l’avenir du monde présent et la création d’un monde nouveau.
Après les premières révélations du Seigneur dans sa gloire et des églises, Jean va être enlevé et introduit dans le ciel même où il découvre une situation en rapport avec les choses qui sont et d’autres qui doivent arriver subitement (bientôt).

Une porte s'ouvre dans le ciel

Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette, et qui me parlait, dit: Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Apocalypse 4:1

L'apôtre est appelé a entrer et découvrir que dans le ciel tout est en place pour l’accomplissement final des desseins du Dieu Tout-Puissant, de celui qui était, qui est et qui vient, celui qui est assis sur le trône et qui gouverne, même dans les circonstances les plus critiques.

. Il y a un trône dans le ciel. C’est là que s’exerce le gouvernement céleste et universel. Là que sont prises toutes les décisions concernant le monde, l’Église et nous-mêmes.

. Dieu est assis sur son trône. Il règne et tient toutes choses dans sa main puissante. Le livre écrit et scellé contient toutes ses décisions. (Psaume 47.8/9)

. 24 anciens se tiennent devant lui. Ils sont les témoins des décisions divines et participent au conseil de Dieu. Une sorte de gouvernement céleste.

. Les êtres vivants. Adorateurs de Dieu, gardiens de sa gloire, des chérubins. Voir Ézéchiel, chapitre 1er 

. Les myriades d’anges. Autant d’esprits au service du Dieu tout-Puissant, prêts à accomplir ses ordres et à transmettre ses messages. Hébreux 1.14

Dans un premier temps, Jean a vu les choses qui sont et parmi elles la situation de l’Église sur la terre, des choses dont nous sommes loin de réaliser l'existence.
Maintenant il est transporté (ravi) en esprit au commandement de la voix du Seigneur. Il entre dans le ciel même et il découvre des choses qui dépassent la compréhension naturelle.
Les chapitres 4 et 5 décrivent une situation céleste en rapport avec des événements qui vont se produire, qui sont décidés et programmés par «Celui qui est assis sur le trône.»
Les décisions divines concernant les choses à venir sont arrêtées, mais pas encore révélées, ni appliquées : c’est la signification du livre scellé, que tient dans sa main droite Celui qui est assis sur le trône

« Dieu était sur son trône lors du déluge, Dieu sur son trône règne éternellement. » Ps.29 

 Le chapitre 4 lui est consacré, c’est une description de la manière dont Dieu gouverne.

Le trône de Dieu

La première chose que l’apôtre voit en arrivant dans le ciel, c’est le trône et celui qui est assis dessus.
Nous savons ce que cela veut dire : « Il y au ciel quelqu’un qui règne » et ce quelqu’un nous le connaissons :

L’Éternel est dans son saint temple, L’Éternel a son trône dans les cieux; Ses yeux regardent, Ses paupières sondent les fils de l’homme. Psaumes 11:4

L’Éternel était sur son trône lors du déluge, L’Éternel sur son trône règne éternellement. Psaume 29.10 

Jean n’a pas vu Dieu. 

Dieu habite une lumière inaccessible, nul homme ne l'a vu ni ne peut voir. 1 Timothée 6:16

Tous ceux qui ont eu des visions de Dieu n'ont vu que la manifestation de sa présence glorieuse, sa gloire, son aspect, une apparence :
Moïse à qui le Seigneur parlait bouche à bouche, à qui Dieu se révélait sans énigmes, ne voyait qu'une représentation de l’Éternel. Nombres 12:8

Lorsqu'il demanda : Fais-moi voir ta gloire! L’Éternel lui répondit:
Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre.
Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Éternel; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde.
L’Éternel dit: Voici un lieu près de moi; tu te tiendras sur le rocher.
Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. "Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue." Exode 33:18-23

Ézéchiel, qui a eu de grande visions a vu une image de "La gloire de l'Éternel"

"Tel l’aspect de l’arc qui est dans la nue en un jour de pluie, ainsi était l’aspect de cette lumière éclatante, qui l’entourait: c’était une image de la gloire de l’Éternel." Ézéchiel 1:28

Le prophète Esaïe a eu aussi, une vision de la gloire de Dieu sur son trône :

"Je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé et les pans de sa robe remplissaient le temple."  Esaïe 6 (Jean 12.41)

Etienne, rempli du Saint-Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Actes 7:55
L’apôtre Paul a été ravi jusqu’au troisième ciel, dans le paradis, où il a entendu des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d'exprimer. 2 Cor.12.2/4

La vison du trône très élevé révèle la souveraineté absolue de Dieu et sa sainteté.

Jean a vu la manifestation de Dieu sur son trône dans le ciel, sa présence glorieuse, son aspect, une apparence.
L’apôtre s’efforce de décrire des choses indescriptibles à l’aide d’images, de comparaisons : aspect, semblable, comme … sont autant de mots qui signifient que la description des choses et des êtres qu'il a vus, ne peut être qu’incomplète, approximative.
Son aspect est semblable à une pierre de jaspe et de sardoine. Apoc.4.3
Le jaspe a la transparence du cristal. Dieu est saint, lumière et gloire, il n’y a point en lui de ténèbres, aucune ombre de variation. Jacques 1.17
La sardoine, d’un rouge ardent, s’apparente à l’éclat du rubis et peut symboliser l’ardeur du feu d’un jugement. (Hébreux 10.27)
Même si la description que donne Jean est forcément incomplète, une chose est certaine, l’apôtre nous l’affirme avec force :Dieu règne ! Il est assis sur le trône !

Il est aussi important de noter la situation de plusieurs personnages :
· Sur le trône, Dieu lui-même et l'Agneau de Dieu, qui est montré à Jean comme un agneau immolé.
· Devant le trône, les sept esprit de Dieu
· Autour du trône, des êtres vivants, 24 anciens, les myriades d'anges
Le trône est établi pour le jugement. Les choses à venir concernent des jugements :
· jugement de la maison de Dieu, l'Église, tous devant comparaître devant le tribunal de Christ.
· jugement des nations,
· jugement de la grande prostituée, la Babylone de l’apocalypse.
· jugement de l’antéchrist et du faux prophète
· jugement de Satan
· jugement dernier, auquel paraîtront tous ceux dont le nom n’est pas écrit dans livre de vie

 L’Éternel était sur son trône lors du déluge, L’Éternel sur son trône règne éternellement. Psaume 29.10 

Autour du trône, Jean voit :
· 24 vieillards ou anciens, 

peut-être les représentants du peuple de Dieu de l’Ancienne et de la Nouvelle alliance. Ils ont des couronnes, donc ils participent au gouvernement céleste, assistant au conseil de Dieu et approuvant les justes décisions du Tout-Puissant. Apoc.19.1/4

· Quatre « vivants », d’un aspect étrange

nous les retrouvons avec la même description en Esaïe 6.2 et Ézéchiel 1 et 10.20 …c’était des chérubins, les gardiens de la gloire divine.
En Ézéchiel 1 et 10, ils apparaissent comme formant eux mêmes le trône de Dieu. C'est pour cela qu'il est dit d'eux : qu'ils sont au milieu et autour du trône, car ils semblent faire un avec Celui qui est assis sur le trône.
Leur apparence représentent pour chacun un aspect des êtres vivants de la création, dont le rôle premier aurait été l’adoration du Dieu Créateur. Dans son palais tout s’écrie gloire.

Du trône sortent des éclairs, des voix, des tonnerres …
C’est du trône de Dieu que partent ses ordres, ses arrêtés et ses jugements. Sa parole frappe le monde comme l’éclair, elle court avec vitesse. Sa voix est majestueuse et terrifiante…Exode 19.16

Psaume 29
Rendez à l’Éternel gloire pour son nom! Prosternez-vous devant l’Éternel avec des ornements sacrés!
La voix de l’Éternel retentit sur les eaux, Le Dieu de gloire fait gronder le tonnerre; L’Éternel est sur les grandes eaux.
La voix de l’Éternel est puissante, La voix de l’Éternel est majestueuse.
La voix de l’Éternel brise les cèdres; L’Éternel brise les cèdres du Liban,
Il les fait bondir comme des veaux, Et le Liban et le Sirion comme de jeunes buffles.
La voix de l’Éternel fait jaillir des flammes de feu.
La voix de l’Éternel fait trembler le désert; L’Éternel fait trembler le désert de Kadès.
La voix de l’Éternel fait enfanter les biches, Elle dépouille les forêts. Dans son palais tout s’écrie: Gloire!
L’Éternel était sur son trône lors du déluge; L’Éternel sur son trône règne éternellement.

Devant le trône

. Sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu.

Jean décrit ici la révélation qu'il a eu de l'Esprit de Dieu  sous l’aspect de sept lampes ardentes qui brûlent, le chiffre sept symbolisant la plénitude divine dans sa perfection : connaissance, sagesse, intelligence, force, autorité, etc.
Ces lampes dont la flamme est ardente signifient que l’Esprit Saint dans son action revêt l’ardeur d’une flamme étincelante, qui éclaire et qui brûle, symbolisant à la fois la vérité, la lumière et la sainteté de Dieu.
Cette description rappelle les langues semblables à des langues de feu qui se posèrent sur les disciples le jour de la Pentecôte, à Jérusalem. Actes 2.3

. Une mer de verre semblable à du cristal, « comme un ouvrage de saphir transparent comme le ciel lui même dans sa pureté», Exode 24.10.

Devant Dieu, tout est pureté, sa présence engendre la sainteté, ceux qui se tiennent devant lui, dans la lumière, sont participants de sa sainteté, ayant été purifiés par le sang de Jésus. (1 Jean 1.5/7)
La vision céleste de l’apôtre Jean révèle la majesté de Celui que tous adorent en proclamant sa sainteté, sa grandeur, sa puissance et sa souveraineté, le Créateur, le Dieu Tout Puissant.

«Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées». 4.11

Puis je vis ...  Chapitre 5

Jean va décrire maintenant un nouvel aspect de sa vision céleste : le livre scellé, que tient dans sa main droite Celui qui est assis sur le trône. Il est écrit en dedans et au dehors et il contient tout ce qui doit arriver par la suite.
L’apôtre se désespère de ce que ce livre est scellé et que personne ne peut l’ouvrir pour en révéler le contenu et en ordonner l’exécution.
Alors paraît l’Agneau.
La description qui nous est donnée de notre Seigneur est étonnante et grandiose :

Un Agneau 

. Il se tient debout au milieu du trône, portant les marques des souffrances du sacrifice unique et éternel de notre Sauveur à la croix pour la rédemption de ses élus.
. Il est à la fois la victime expiatoire et le sacrificateur, le médiateur-avocat intercédant en notre faveur. 1 Jean 2:1

. IL apparaît debout (version du Semeur), c’est à dire vivant, ressuscité, victorieux de la mort et de tous ses ennemis.

. Il est associé au Père et à l’Esprit Saint, sur le trône pour toutes les décisions des jugement divins et c’est à lui qu’en est confié le pouvoir d’exécution.

. Il est associé à l’adoration due à Dieu son Père. (Apoc.5.8/14)
Les quatre être vivants, les 24 vieillards, et les myriades d’anges et de créatures célestes se prosternent devant lui, proclament sa gloire et l’adorent.
La création toute entière fléchira le genou devant lui ! (Apoc.5.13 et Phil. 2.9/11)

. Il a les sept esprits de Dieu : la plénitude de la sagesse, de la puissance et de la connaissance divines. En lui habite toute la plénitude de Dieu, selon la volonté du Père. (Colossiens 1.19)

Les vieillards, et les êtres vivants, et les anges du ciel et toutes créatures, se prosternent et adorent l’Agneau qui par son sacrifice est digne de recevoir la louange, l'honneur, la gloire et la force au siècles des siècles. Apoc. 5.13

Et nous aussi nous l’adorons avec eux et nous proclamons sa majesté !

L'Agneau de Dieu est l'exécuteur testamentaire

Le livre écrit en dedans et au dehors, scellé de sept sceaux, est le document officiel, portant les sceaux du Souverain Tout-Puissant et Éternel, qui contient les décrets divins.
C’est un testament, le document dans lequel sont consignés tous les événements décrits dans le livre de « la révélation ».
Tout y est, mais pas encore ouvert, révélé :
· les 7 sceaux,
· les 7 trompettes
· les 7 coupes…
Il contient une série de révélations successives, dévoilées à partir d’ordres donnés en fonction de temps fixés.
Personne dans le ciel, ni sur la terre, n’est revêtu de la dignité suffisante pour dévoiler, rompre les sceaux et ordonner l’exécution du testament divin.
Seul l’Agneau de Dieu en est trouvé digne. C’est par lui que le Père accomplit tout ce qu’Il décide. Colossiens 1:16-18
Il a vaincu pour ouvrir les sceaux. Apoc.5:5
En fait, la victoire du Seigneur à la croix était indispensable pour l’accomplissement des décrets divins.
Il fallait qu’il dépouille Satan, les dominations et les autorités sataniques, qui ne cessent de s’opposer à l’exécution des desseins de Dieu.
· Il a triomphé d’eux à la croix. Colossiens 2.15
· Il a dépouillé Satan de son pouvoir. Hébreux 2.14
· Il a délivré tous ceux qui étaient sous l’empire du malin. Actes 10.38
· Il a détruit les œuvres du diable. 1 Jean 3.8
· Il a arraché au diable le pouvoir qu’il détenait sur le monde, à cause de la désobéissance et du péché des hommes.
Par sa victoire à la croix, Jésus a délivré par son sang, ceux que le diable tenait asservis et il a établi sur eux le royaume de Dieu. C’est pourquoi, cette foule de rachetés participent à l’adoration de celui qui a vaincu pour ouvrir les sceaux des décrets divins. Apoc. 5:9-10
Les coupes remplies de la prières des saints expriment la participation des rachetés dans l'accomplissement des desseins de Dieu, par leurs incessantes intercessions. Apoc. 5.8 
Donc tout ce qui va suivre concernant l’accomplissement des arrêtés de Dieu, est soumis à l’autorité du Seigneur Jésus-Christ, qui associe ses rachetés à son pouvoir.
L’autorité divine du Seigneur est parfaitement décrite dans le verset 6 d’Apoc.5 

Il a sept cornes : la toute puissance, et sept yeux : la plénitude de la connaissance, qui sont les sept esprits de Dieu.
Autrement dit, il possède toute la puissance, la sagesse et la connaissance de Dieu.
· Il est « l’Oint de l’Eternel » annoncé par les prophètes.
· Celui que Dieu a oint sur sa sainte montagne. Ps.2.6
· Celui contre lequel les nations subjuguées par le diable, se liguent en vain. Ps 2.
· Il est notre Sauveur, le Seigneur notre Dieu et nous l’adorons !

Le livre scellé et son contenu...

Au moment où le lion de Juda, le rejeton de la tribu de David va prendre le livre de la main droite de Celui qui est assis sur le trône, toutes les créatures qui sont dans le ciel proclament son autorité. Jusque là, le livre était scellé, mais voici que l’Agneau va en révéler le contenu.
L’ouverture des sceaux n’est pas l’accomplissement des événements, mais leur révélation, le dévoilement accordé à Jean. Il regarde, il entend et il voit une succession de visions.
L'ouverture des quatre premiers sceau fait sortir quatre cavaliers. (A lire « Les cavaliers de l’Apocalypse » de Billy Graham.)
Quatre sceaux, quatre cavaliers
Le premier sceau 

Il s'ouvre sur un cavalier, armé d'un arc, montant un cheval blanc. Une couronne lui est donnée et il part en vainqueur, son objectif est de vaincre.
Nous ne pouvons le confondre avec le Seigneur Jésus, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, qui est couronné de plusieurs diadèmes et dont l’arme est une épée : la Parole de Dieu. Apoc. 19.1/17
Ce personnage fait partie d’un ensemble d’événements qui vont fondre sur le monde, comme autant de vents dévastateurs, retenus pendant un temps. Apoc. 7.1 5
Nous pouvons comparer ces quatre cavaliers avec la vision de Zacharie, chapitre 6.1à 8. Une armée qui fait reposer la colère de Dieu sur une région de la terre.
Avec le cavalier armé d’un arc, il s’agit de la séduction venant sur le monde, qui entraîne de plus en plus de gens. Séduction forte et universelle, dont parle le Seigneur Jésus en Matthieu 24.
Ce cavalier, avec ses flèches sort pour vaincre (séduire) et assujettir des foules. Le temps vient ou personne ne pourra échapper au pouvoir de cette séduction, sauf les élus dont les noms sont écrit dans le livre de vie. Voir l'étude "La grande séduction"

L’ouverture du second sceau annonce un temps de guerres et de bruits de guerres.

Celui qui monte le cheval roux a le pouvoir d’enlever la paix de la terre, donc de soulever les nations, les peuples, les hommes, les uns contre les autres. En lisant ce texte on comprend que la cause réelle des conflits terrestres est un esprit diabolique.

Le troisième cavalier amène avec lui la famine et la misère sur beaucoup de peuples.
Enfin le quatrième sème la mort par toutes sortes de fléaux : guerres, famines, pestes, maladies mortelles, accidents, etc.
C’est le temps où le monde va récolter ce qu’il a semé, par son incrédulité, son indifférence et son rejet de Dieu. Le temps où la terre chancelle car son péché pèse sur elle. Esaïe 24:19-20
Les royaumes du monde (les montagnes) sont ébranlés. Apoc 6:12,14-17

Nous y retrouvons la chronologie des événements annoncés par Jésus dans Matthieu 24

· La séduction
· Les guerres
· Les famines
· Les pestes, la mortalité

Le cinquième sceau montre un tableau saisissant : les âmes de ceux qui ont été immolés pour leur foi, criant vengeance. Apoc.6.9
Cela veut dire que le sang des martyrs n’est pas oublié devant Dieu et que même s’Il tarde à leur rendre justice, il y a un jour pour le jugement des persécuteurs.
On en compte le nombre, cela signifie que Dieu met des limites a l’affliction des siens, quant à leur nombre, au temps et à l’intensité de leurs souffrances. Apoc.6.11.

Leur nombre n'est pas encore complet, c'est à dire que des enfants de Dieu souffriront et mourrons pour le Nom de Jésus, jusqu'au retour du Seigneur.
Le cinquième sceau coïncide avec Matthieu 24.9 Les persécutions
 
L’ouverture du sixième sceau révèle que les grands cataclysmes touchant la terre et notre système planétaire dépendent de décrets divins. D’ailleurs les hommes mêmes incrédules ne s’y trompent pas . Apoc.6.15 à 17
· C’est le temps de la colère de Dieu et de l’Agneau. Apoc.6.17
· Le jour de vengeance de notre Dieu, dont parle Esaïe le prophète (Es.61.2)
Ainsi se clôt un chapitre qui ouvre l’ère du commencement des choses dont Jésus parle aussi dans ses discours eschatologiques, nous exhortant à être attentifs et prêts, car c’est le temps où il va paraître. Luc 21:31, etc.
Avec l'ouverture du sixième sceau, nous entrons dans les cataclysmes annoncés par Jésus en Matthieu 24:29 et Luc 21.11
Si nous anticipons un peu, nous lisons en Apocalypse 14:6

Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Evangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple.

Cela signifie qu'avant la manifestation du jour de la colère de Dieu, tous les hommes auront entendus la Bonne nouvelle de sa grâce et de son salut et qu'ainsi une foule innombrable d'hommes de toute nation, toute tribu, toute langue, tout peuple, auront reçu Jésus comme leur Sauveur. Apocalypse 7.9
Nous pouvons nous reporter aux paroles de Jésus

Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. Matthieu 24:14

Un temps de répit

Le chapitre sept semble être, dans la série des visions accordées à Jean, comme une pause dans les événements qui jusque là se précipitaient.
Une pause au cours de laquelle Dieu met en place les derniers éléments pour maintenir sur la terre, le témoignage de Christ.

Après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu’il ne soufflât point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. Apocalypse 7:1 

Il est souvent question dans la Bible, des "quatre vents des cieux ou de la terre". Voici quelques références qui peuvent nous aider à comprendre ce qu'ils sont :
1 Chroniques 9:24 Il y avait des portiers aux quatre vents, à l’orient, à l’occident, au nord et au midi.
Ce passage les situe comme venant des quatre points cardinaux encore appelés "les quatre coins de la terre"

Daniel 7:2 Daniel commença et dit: Je regardais pendant ma vision nocturne, et voici, les quatre vents des cieux firent irruption sur la grande mer.
Ici, ils soufflent des quatre points comme une tempête qui va agir sur la grande mer, c'est à dire le monde.

Zacharie 6:5 L’ange me répondit: Ce sont les quatre vents des cieux, qui sortent du lieu où ils se tenaient devant le Seigneur de toute la terre.
Zacharie 5.1 à 9, révèle qu'en fait ces "quatre vents" sont des "cavaliers" chargés d'exécuter des jugements de Dieu sur la terre. Ce que symbolise la montagne d'airain de laquelle ils viennent.
Leur description, ici, ressemble à celle des quatre cavaliers d'Apocalypse 6 : des chevaux de différentes couleurs, avec des missions différentes, mais toujours en rapport avec des jugements.
En Apocalypse 7.1 à 3, nous lisons que ces quatre anges qui ont autorité sur "les quatre vents" sont chargés d'exécuter des jugements de Dieu, faisant du mal à la terre et à la mer.

Et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant; il cria d’une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, et il dit: Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu

Cependant, avant que les jugements s'accomplissent, Dieu va mettre à part, pour les protéger, deux catégories de personnes :
· 144 000 marqués du sceau de Dieu sur leur front. Des élus du peuple d’Israël, choisis pour être les témoins de Dieu sur la terre , durant l’accomplissement des jugements divins venant sur les habitants de la terre. Apoc.14.1/5
· une grande foule rassemblée dans le ciel, devant le trône de Dieu et de l’Agneau. C’est la foule des rachetés de tous les peuples, nations, langues tribus… de tous ceux qui ont lavés leurs vêtements dans le sang de l’Agneau. Ils sont à LUI et chantent sa gloire. On ne peut les compter, tellement ils sont nombreux.
Le fait que l'on ne peut compter cette foule signifie que la grâce de Dieu est infinie et s'étend à tous les hommes de toutes les temps. Cela peut aussi vouloir dire que lorsque Jean a la vision, le temps de la grâce n’est pas à son terme, que la totalité des païens, devant être sauvés, n’est pas encore entrée.
Dieu ne veut pas qu’aucun périsse ,mais il veut que tous arrivent à la repentance. 2 Pierre 3.9
Le chapitre 7 d’Apoc. révèle que le témoignage de l’Eglise sur la terre est à son terme. Jean voit la foule des rachetés dans le ciel.
Alors Dieu prépare et met en place d’autres témoins qui assureront la mission sur la terre, après l’enlèvement de l’Église. Dans les moments les plus noirs de l’humanité, Dieu n’a jamais laissé le monde sans témoins de son salut. Ex. Énoch, Noé, Lot…

Les cent quarante quatre mille

Et j’entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. Apocalypse 7:4 

Ce sont des personnes (Apoc.14.1), choisies parmi les douze tribus d'Israël (Apoc 7.4-8), pour être des serviteurs de Dieu, des hommes qui sont oints pour une mission particulière. Ils sont attachés à la personne de l'Agneau et le suivent partout. (Apoc.14.4)
 Le nom de Dieu et de l’Agneau sont écrits sur leur front, comme le témoignage de leur appartenance à Christ, au milieu d’un monde entièrement voué à la volonté de la bête et du faux prophète. Un monde dont les habitants sont eux marqués d’un autre sceau ! Apoc.13.6
Les 144 000 sont rachetés d'entre les hommes comme étant mis à part pour Dieu et pour l’Agneau, pour une mission spéciale. Apoc.14.4
· Ils sont irréprochables.14.4-5
· Leur attachement au Seigneur est exclusif.14.4
· Le sceau dont ils sont marqués, rappelle le sceau protecteur (Apoc.9.4) sur les Israélites, les protégeant du destructeur en Egypte. Exode 11
· Un can

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